LES JOURNÉES MOBILITÉ DURABLE 2016 ORGANISEÉS SUR LE SITE DU CEA GRENOBLE À MINATEC

VENDREDI MATIN : LES ASSISES NATIONALES DES PLANS DE MOBILITÉ  : POUR UNE TRANSITION ÉNERGÉTIQUE DES DÉPLACEMENTS, LES CLÉS POUR LA CRÉATION DE PLANS DE MOBILITÉ. Mode d’emploi et retour d’expérience

Ce que nous avons retenu :

Ces Assises ont rassemblé tous les acteurs des plans de mobilité, privés, publics, institutionnels et associatifs afin d’apporter des éléments de réponse sur la stratégie de l’Etat et les moyens mis en oeuvre pour favoriser le développement des plans de mobilité sur le territoire national.

Une dizaine d’acteurs sont donc intervenus pour partager leur expérience, leurs difficultés, leurs réussites, leurs doutes, leurs techniques… Le rôle déterminant des AOM dans l’accompagnement des établissements a été mis en lumière et nous avons pu écouter attentivement leurs différents leviers d’actions.

Les premiers intéressés, les établissements, publics comme privés, ont fait évidemment l’objet d’une attention toute particulière. La matinée a été chargée mais tout ces échanges constructifs ont permis d’obtenir quelques conseils sur la mise en place de ces fameux plans de mobilité et d’appréhender au mieux tous les tenants et aboutissants d’une politique interne de gestion de la mobilité des salariés (mobiliser les ressources internes, financer la démarche, structurer un plan d’action…).

Des retours d’expériences venus de l’étranger avec notamment l’intervention de Giorgio Giovannini directeur de Mobilidée Sarl (en Suisse) ont permis à certains d’obtenir un autre angle « d’attaque » et ainsi de changer de l’approche classique en abordant plus la problématique de « stationnement » avant celle des « déplacements ».

Les points qui nous ont marqué :

L’importance de mobiliser les ressources internes (la motivation du référent et de la direction, le temps alloué à la mission…) ;

Financer la démarche à « bonne hauteur » et prévoir des incitations financières en levier d’action : nous n’avons pu que féliciter (et envier !) l’expérimentation mise en place chez STMicroélectronics (intervention de Benoit Mollaret) sur l’Indemnité kilométrique Covoiturage et leur taux de remboursement sur les abonnements transport s’élevant à 80% ! La loi n’exigeant que 50%… Bravo !

Structurer et piloter un plan d’action : l’animation et la communication sont essentielles (valoriser les initiatives,…) ;

S’adapter au contexte /territoire (impulser une démarche mutualisée, créer des synergies inter-établissements…) ;

Choisir les bons outils (enquête, animation, sensibilisation : les petits dèj mobilité présentés par Anne Laure Nardone de la Maison de l’emploi de Marseille a reçu un franc succès !) ;

Ne pas se fixer que sur les déplacements domicile-travail et élargir les possibilités : pourquoi ne pas optimiser aussi les déplacements professionnels ?

Merci au CEA pour cette nouvelle édition des assises de la mobilité encore plus connectée avec ces partages de tweetS en direct live !

Le vendredi après-midi : Le village de la mobilité

La visite du village de la mobilité a permis de sensibiliser le grand public aux enjeux de la mobilité responsable et durable au travers de stands et d’animations, avec une thématique commune : L’INNOVATION !

3 Thématiques que nous avons retrouvé :

– Mobilité Alternative ;

– Accessibilité ;

– Sécurité et prévention.

Le samedi : dédié à la sensibilisation du grand public

Le samedi a été une journée  totalement festive, qui a permis au grand public d’accéder au Village de la mobilité et ses stands de tous ordres.

Animations, essais, démonstrations… Toutes sortes d’activités étaient répartis entre le village de la mobilité et le salon des exposants pour permettre à tous de découvrir les mobilités de demain.

LE SITE DE COVOITURAGE DE LA NOUVELLE-CALÉDONIE FAIT PEAU NEUVE. INTERVIEW DE M. GUÉNOLÉ BOUVET, PRÉSIDENT DE L’ASSOCIATION NC-COVOITURAGE

Quelle est la vocation de l’association ?

L’association NC-covoiturage, créée en 2010,  a pour but de faire la promotion du covoiturage en Nouvelle-Calédonie. Nous avons fait appel à Covivo pour la refonte de notre site internet, sorti début septembre 2016 sur http://www.covoiturage.nc/. En 2009 la première version du site à ouvert ses portes sur un principe simple : mettre en relation des conducteurs avec des passagers.

Pourquoi les habitants de l’île ont-ils besoin de nouvelles solutions telles que le covoiturage ?

Nouméa est la ville principale de la Nouvelle-Calédonie mais elle est située sur une presqu’île. De nombreuses personnes travaillant à Nouméa n’y vivent pas. En résultent des problèmes chroniques de ralentissement du trafic routier, tous les matins et tous les soirs. Pour parcourir 15 kilomètres, les usagers passent parfois 1 heure dans leur voiture. Et la situation empire de jour en jour.

Le covoiturage est une des réponses pour lutter contre ces encombrements et pourquoi pas une opportunité pour faire des économies sur nos trajets quotidiens.

Quelles sont les nouveautés de la plateforme ?

L’une des spécificités les plus intéressantes offertes par le nouveau site web est l’algorithme de calcul basé sur la couche géographique du réseau routier. Un autre point intéressant concerne le paiement en ligne et la notation des covoitureurs.

Pourquoi permettre aux covoitureurs de partager leurs frais en ligne ?

De plus en plus d’internautes utilisent leur carte bancaire pour effectuer des achats en ligne. Le covoiturage ne déroge pas à la règle.

Quelles différences faites-vous entre la Métropole et la Nouvelle-Calédonie sur les nouvelles mobilités ?

La Nouvelle-Calédonie est clairement en retard, mais depuis quelques années, elle progresse et des vrais projets sont à l’oeuvre pour améliorer la situation : révision du réseau de transport en commun (bus), soutien du covoiturage et de la pratique du vélo, création d’un label Écomobilité pour les entreprises.

Quels sont les partenaires de l’association sur ses projets? Quelles sont ses ressources? Qui peut rejoindre l’association? Qui sont les adhérents?

Les partenaires sont les institutions : ADEME, province Sud, Gouvernement.

L’association est-elle consultée et associée sur les projets ou actions concernant les services et infrastructures de mobilité?

Oui. L’association fait partie du comité de charte écomobilité (qui délivre des labels écomobilité aux entreprises et services publics), ainsi qu’à la commission consultative sur les transports publics.

Quelles sont les autorités organisatrices de la mobilité en Nouvelle-Calédonie?

Le gouvernement, les provinces, les communes.

Pour découvrir le site : http://www.covoiturage.nc/

ENQUÊTE DÉPLACEMENTS VILLES MOYENNES LORRAINE NORD

Le covoiturage et les nouvelles technologies créateurs d’une nouvelle mobilité

Stéphane GODEFROY invite Matthieu JACQUOT à évoquer le covoiturage, qui est en plein essor sous l’impulsion des nouvelles technologies. Aujourd’hui, moins de 3 000 personnes utilisent toutefois quotidiennement ce mode de transport.


Photo M.Jacquot EDVMMatthieu JACQUOT, Co-fondateur et Directeur de Covivo-RoulezMalin

Matthieu JACQUOT souligne, en préambule, que les chiffres constatés sur le territoire du SCoT Nord 54 sont conformes à ceux des autres territoires. Il pointe également un paradoxe : on parle partout de covoiturage et de nouvelles mobilités mais en territoires périurbains ou ruraux, cela est complexe et ces modes ne décollent pas.

Il souhaite prendre une perspective globale pour montrer ce qui est en train de changer dans la mobilité et expliquer comment cela peut impacter le niveau local.

En trente ans, l’évolution des supports de distribution de l’information a été assez lente. Mais nous sommes passés des guichets à la dématérialisation. Si toutes les informations sont accessibles via internet et les smartphones, les services proposés aux voyageurs n’ont pas vraiment changé, il y a toujours des réseaux de bus, des fiches horaires et autres. Le modèle économique autour de la mobilité n’a pas changé. L’offre de transport ne sera jamais assez dense pour répondre à tous les besoins.

Intermédiation et changement de modèle économique

Deux phénomènes globaux sont en train de se passer : l’intermédiation et le changement du modèle économique.

Le transport rentable échappe aujourd’hui aux politiques publiques par le phénomène d’intermédiation. En revanche, les nouveaux acteurs de la mobilité de type Google ou Amazon ne savent pas répondre au transport de proximité, non rentable.

En parallèle, le modèle économique de l’organisation des transports évolue. BlaBlaCar vient de réaliser une levée de fonds exceptionnelle. Une entreprise qui a changé la manière de faire du transport. Il n’y a plus de transporteur. Le transporteur devient l’individu.

Deux pistes : le transport combiné et le transport solidaire

La solution passe par des solutions de transport combiné sur les territoires périurbains et ruraux. Il est difficile de pratiquer quotidiennement le covoiturage, mais beaucoup de personnes sont prêtes à rendre service à une personne sans moyen de transport. Des réseaux de proximité, avec des bénévoles, doivent donc être constitués. Un cadre juridique doit évidemment être posé. On ne peut pas s’improviser transporteur mais il existe des possibilités et des territoires ont déjà développé ces « taxis citoyens », ce « transport solidaire ».

Il s’agit là de pistes qui peuvent aider à répondre aux enjeux de la mobilité de proximité sur les territoires périurbains.

Mise en perspective du covoiturage

Si on regarde l’EDVM, on voit que l’ensemble des personnes qui pratiquent le covoiturage au moins une fois par semaine représentent 6%. Faire du covoiturage quotidiennement est une grosse contrainte, en revanche le pratiquer une fois de temps en temps l’est beaucoup moins. L’enjeu n’est donc pas de travailler sur un covoiturage quotidien mais sur un covoiturage régulier.

Au niveau des déplacements des frontaliers, on multiplie quasiment par trois la pratique du covoiturage. Les personnes de 35 à 49 ans et les ouvriers utilisent davantage ce mode de transport, pour des raisons de synchronicité de leurs horaires de travail. Les horaires fixes facilitent le covoiturage. L’autre phénomène lié au Luxembourg est que tous les cadres disposent d’une voiture, alors qu’en France, la population cadre pratique davantage le covoiturage.

Enfin, Matthieu JACQUOT invite à observer la politique de transport en commun du groupement de coopération transfrontalière du bassin lémanique, qui vient de construire un méta moteur de recherche pour le covoiturage.

Source et rédaction : EDVM SCoT Nord 54 & CCPHVA | Actes de la conférence-débat.

Pdf complethttp://www.covivo.fr/UserFiles/File/20160407-actes-conference-edvm-final.pdf

COVIVO RENCONTRE YESPARK

Chez Covivo, on sait combien il peut être difficile de trouver le bon covoiturage au bon moment, surtout si la destination n’est pas une grosse ville. On sait également que trouver une place de parking (gratuite ou location modique) relève parfois de l’impossible.

Nous avons rencontré Thibaut Chary, derrière qui se cache l’application de location de parking Yespark.

Bonjour Thibaut, peux-tu nous expliquer le concept de ton application?

Le principe est simple. Yespark référence les places de parking vacantes situées sous des immeubles résidentiels. Grâce à l’application, l’automobiliste trouve le parking adapté et le loue à des conditions avantageuses. En quelques minutes chrono, il loue le parking et y accède, tout ça grâce à son application.

Quels sont les avantages Yespark ?

L’application propose plus de 3000 locations de parkings à Paris et en Île-de-France. Elle est présente dans plus de 40 communes. Avec autant de places, vous êtes certain d’en trouver une proche de chez vous.

Yespark met aussi la technologie au service des usagers. Une fois que vous êtes abonné à un parking, vous ouvrez la porte avec votre smartphone ! Il suffit d’appuyer sur la télécommande numérique Yespark, et la porte s’ouvre ! Et comme il n’y a plus de badge, vous pouvez vous garer 30 secondes après vous être abonné.

Cela signifie qu’un particulier ne peut pas proposer son parking à louer ? Est-ce une application au service des loueurs professionnels ou d’un service entre particuliers comme le covoiturage ?

Effectivement, pour le moment, nous ne travaillons que avec des foncières et des bailleurs. Les particuliers propriétaires ou locataires de parking ne peuvent pas les mettre à louer sur Yespark. Pour autant, la situation pourrait évoluer à l’avenir, qui sait…

Et par hasard, ça coûte cher de louer une place via l’application ?

Les tarifs débutent à 25 €/mois seulement ! En moyenne, Yespark annonce être 30% en dessous du marché avec des conditions de location avantageuses : pas d’engagement, jours gratuits…

La société n’a que deux ans, mais compte déjà plusieurs milliers d’abonnés. Elle a remporté plusieurs concours, comme Scientipôle Initiative ou la Bourse French Tech.

Pour visiter leur site internet : https://www.yespark.fr/ 

NOS RETOURS SUR L’ATELIER FABMOB, LORS DU SALON INNOVATIVE CITY

Qu’est ce qu’Innovative City ?

Innovative City est un des salons professionnels sur les thématiques croisées en milieu urbain de la mobilité, de l’énergie et des datas ou plus largement du numérique.

Tout cela se résume souvent par le mot “Smartcity”.Ce rendez-vous a lieu chaque année en juin à Nice. La mobilité n’était pas un thème central cette année mais la FabMob en a profité pour organiser et réunir les acteurs concernés sur un premier atelier sur le covoiturage quotidien.

Ce que nous avons retenu de l’atelier covoiturage FabMob

Nous étions une quarantaine des quatre coins de France: territoires, start-up, facilitateurs ou experts. Il n’y avait pas d’acteur historique mis à part le fondateur de covoiturage.com qui a été revendu à BlablaCar et qui s’intéresse toujours au sujet pour EIT digital.

C’est d’ailleurs une préoccupation : en l’absence des autres acteurs historiques, comment capitaliser sur l’expérience pour renforcer le développement du covoiturage quotidien au service de tous ? Le risque identifié est de voir se développer une solution qui s’impose par une major (non européenne) compte tenu de sa surface financière sans qu’il ne puisse y avoir appropriation (par et pour les citoyens et les territoires) des données produites.

Gabriel Plassat (ADEME) qui a coordonné l’animation de l’atelier, l’a rappelé dès le départ en résumant, de manière volontairement directe, que le covoiturage longue distance s’est imposé comme réalité par Blablacar, et qu’en soi les actions des territoires, services de l’Etat ou grands opérateurs de la mobilité n’y ont eu aucun rôle. Sur les distances du quotidien, les enjeux sont différents car le rôle des territoires comme coordinateurs et catalyseurs des actions est primordial. La méthode retenue est celle de l’élaboration et donc celle de la gestion de “communs”.

Chaque acteur s’est présenté et a proposé comment il pouvait participer aux “communs” en fonction aussi ou de ses propres besoins ou de ses idées qui ne peuvent être développées de manière isolée.

Sur la base des échanges voilà quelques actions retenues en synthèse :

1- Créer une association nationale (ou le faire via la Feduco) pour faciliter l’apport et la distribution d’incitatifs en provenance des territoires et d’entreprises.

2- Les collectivités, au delà du rôle sur les infrastructures (aires de covoiturage, voie réservée…) pourraient inciter/accompagner les salariés et entreprises pour intégrer le covoiturage et également mettre en œuvre des incitatifs via l’association nationale ci-dessus.

3- Expérimenter avec les entreprises d’une AOT/AOM partenaire un Versement Transport qui intègre le covoiturage pour en moduler les effets.

4- Travailler les nombreux communs identifiés afin d’en choisir et de s’organiser pour les produire et les gérer: inscription unique (en reprenant une solution type http://le.taxi/), preuve unique attestant la réalité d’un covoiturage, interopérabilité RDEX/partage des bases de données…)

Rendez-vous en octobre pour poursuivre le travail !

 

Covoiturage mobile, transports alternatifs et nouvelles mobilités