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Le covoiturage quotidien: l’autre façon de covoiturer

9h30 en moyenne et par semaine c’est le temps passé par les européens dans les transports. Ce chiffre paraît fou et pourtant il ne devrait pas cesser d’augmenter dans les années à venir. 

Les trajets réguliers se multiplient, et face aux nombreux problèmes que cela pose une des réponses pourrait être le covoiturage quotidien.

Les trajets du quotidien

En réalité lorsque l’on traite de trajets quotidiens cela ne concerne quasiment que des voyages liés à des obligations, des besoins professionnels.

Peu importe que cela se fasse à pied, en voiture, en bus, en train voire même en bateau, aujourd’hui, nous rechignons de moins en moins lorsqu’il s’agit de se déplacer entre notre bureau et notre lieu de résidence.

Il y a encore quelques années la recherche d’un logement se faisait systématiquement à proximité de son bureau. Cette vérité a changée, pour des raisons économique ou de confort les distances entre le domicile et le lieu de travail se sont vues progressivement rallongées.

La raréfaction de l’emploi a été un facteur poussant les salariés et futurs salariés à faire preuve de mobilité et à élargir leur zone géographique de recherche.

Et ce changement de comportement vis-à-vis de nos déplacements a été accompagné et boosté par des services de transports en pleine expansion.

D’une part, les offres publiques au niveau local et national se sont adaptées et renforcées au fil des politiques de transport. La couverture sur le territoire français devenant plus complète année après année cela offre aux usagers des déplacements facilités. En particulier dans les grandes zones urbaines avec des réseaux conséquents de bus, de métro et/ou de tram.

D’autre part, les offres de déplacement privées se sont multipliées. Avec l’arrivée de nouveaux services s’inscrivant en parallèle des transports publics.

Très prisés, ils se démarquent par des propositions souvent innovantes, économiques et répondant aux nouvelles attentes des utilisateurs. Il peut s’agir de service de location de véhicules, de chauffeur privés ou de covoiturage.  

Ainsi, les trajets domicile-travail sont chaque jour plus nombreux,il semble primordial d’offrir des solutions de mobilité pour gérer cette demande encore récente.

La solution du covoiturage régulier

Les trajets courte-distance représentent 90% du volume de circulation automobile et on constate qu’il existe une réelle demande venant de potentiels covoitureurs réguliers.

Preuve en est: 66% des européens se disent prêts à moins utiliser leur voiture et 44% sont prêts à plus pratiquer le covoiturage et l’autopartage.

Le covoiturage au quotidien souffre aussi d’une image d’un service contraignant et chronophage à mettre en place. Les plateformes de covoiturage en ligne (RoulezMalin.com, par exemple) balayent cette vision erronée en mettant à disposition du grand public des outils d’organisation de trajets de plus en plus pratiques et intuitifs pour les utilisateurs.

La multiplication des covoiturages réguliers peut considérablement réduire les embouteillages aux heures clés de la journée sur les principaux axes urbains.

La pratique du partage d’un véhicule peut également être une solution idéale d’un point de vue écologique: c’est un moyen de transport extrêmement éco-responsable.

Le covoiturage réduisant le nombre de voitures sur les routes du travail et du domicile, cela permet à la fois une meilleure circulation et une réduction conséquente de la pollution.

Par ailleurs, l’aspect économique est aussi un élément à prendre en compte. Car tant pour les conducteurs que pour les passagers les trajets réguliers en covoiturage seront une source certaine d’économies.

Ajoutés à cela des moments partagés dans un esprit convivial et vos matinées et soirées moroses, seul dans les trains et les bus ne seront plus qu’un mauvais souvenir.

Comment mettre en place le covoiturage quotidien ?

Depuis une dizaine d’années tout le monde  s’accorde à dire que le covoiturage est une solution d’avenir.  La question qu’il est nécessaire de se poser est: comment installer le covoiturage quotidien ?

Il faudrait des plateformes de plus en plus performantes et ergonomiques, avec des services complémentaires en covoiturage et connectés avec d’autres modes de transports.

Il faudrait également une réorientation  des investissements.  Dans le but d’améliorer l’usage des infrastructures plutôt que d’en construire de nouvelles. Cela doit passer par: des incitations au changement de comportement, l’intégration du covoiturage dans le remboursement des coûts de transports par les entreprises ou via le « versement transport », une perméabilité entre le transport partagé privé, le transport bénévole et le transport public.

Nous passons de plus en plus de temps dans les transports, les trajets domicile-travail se multiplient et les offres de transports suivent ces évolutions pour répondre au mieux à nos besoins.

De par ses caractéristiques économiques, pratiques, écologiques et conviviales le covoiturage quotidien, sous-exploité, représente une réelle solution d’avenir.

📄 A lire aussi :

 Enquête Ipsos sur les habitudes de déplacement des Européens

Le site de covoiturage Roulez Malin

COVIVO RENCONTRE YESPARK

Chez Covivo, on sait combien il peut être difficile de trouver le bon covoiturage au bon moment, surtout si la destination n’est pas une grosse ville. On sait également que trouver une place de parking (gratuite ou location modique) relève parfois de l’impossible.

Nous avons rencontré Thibaut Chary, derrière qui se cache l’application de location de parking Yespark.

Bonjour Thibaut, peux-tu nous expliquer le concept de ton application?

Le principe est simple. Yespark référence les places de parking vacantes situées sous des immeubles résidentiels. Grâce à l’application, l’automobiliste trouve le parking adapté et le loue à des conditions avantageuses. En quelques minutes chrono, il loue le parking et y accède, tout ça grâce à son application.

Quels sont les avantages Yespark ?

L’application propose plus de 3000 locations de parkings à Paris et en Île-de-France. Elle est présente dans plus de 40 communes. Avec autant de places, vous êtes certain d’en trouver une proche de chez vous.

Yespark met aussi la technologie au service des usagers. Une fois que vous êtes abonné à un parking, vous ouvrez la porte avec votre smartphone ! Il suffit d’appuyer sur la télécommande numérique Yespark, et la porte s’ouvre ! Et comme il n’y a plus de badge, vous pouvez vous garer 30 secondes après vous être abonné.

Cela signifie qu’un particulier ne peut pas proposer son parking à louer ? Est-ce une application au service des loueurs professionnels ou d’un service entre particuliers comme le covoiturage ?

Effectivement, pour le moment, nous ne travaillons que avec des foncières et des bailleurs. Les particuliers propriétaires ou locataires de parking ne peuvent pas les mettre à louer sur Yespark. Pour autant, la situation pourrait évoluer à l’avenir, qui sait…

Et par hasard, ça coûte cher de louer une place via l’application ?

Les tarifs débutent à 25 €/mois seulement ! En moyenne, Yespark annonce être 30% en dessous du marché avec des conditions de location avantageuses : pas d’engagement, jours gratuits…

La société n’a que deux ans, mais compte déjà plusieurs milliers d’abonnés. Elle a remporté plusieurs concours, comme Scientipôle Initiative ou la Bourse French Tech.

Pour visiter leur site internet : https://www.yespark.fr/ 

COVIVO, fier partenaire de Relanges Bio 2016

affiche relange bio

Le Groupement des Agrobiologistes des Vosges, l’Association du Marché Biologique de Bleurville, le Foyer Rural de Relanges avec le soutien actif de la municipalité de Relanges veulent réunir des producteurs, des consommateurs de produits naturels, des acteurs du développement durable (énergies renouvelables, habitat écologique) et des militants associatifs.

C’est dans cet esprit d’information et de partage que Relanges Bio 2016 s’inscrit comme une fête populaire gratuite et engagée dans la région. Petits et grands trouveront pléthore d’activités et de conférences pour partager mais aussi s’informer autour des alternatives écologiques et de la solidarité.

Cette manifestation a pour but, avant tout, de promouvoir la production, la transformation, la commercialisation et la consommation de produits issus de l’agriculture biologique dans le respect de l’homme et de l’environnement, mais aussi de présenter aux visiteurs la filiale « bio », encourager l’économie rurale locale, regrouper les associations oeuvrant dans le domaine de l’environnement, et surtout, de favoriser la prise de conscience de la population par rapport aux enjeux liés à la sauvegarde de l’environnement.

Entrée libre.  16 & 17 avril à Relanges.

Programme sur le site : http://www.relangesbio.fr/

Vous ne savez pas comment y aller ?  http://www.roulezmalin.com/

L’ECLAIRCAMP, UNE MATINÉE DÉDIÉE AUX SOLUTIONS DE PERFORMANCE DURABLE

EclairCamp
EclairCamp – 1ère édition le 18 Mars à Locronan dans le Finistère

 

l’EclairCamp est un événement qui se déroulera le 18 Mars prochain, de 08h00 à 12h00 à Locronan dans le Finistère. Il s’agit d’un événement dédié à l’innovation et aux solutions de performances durables pour les dirigeants de PME ou TPE, et aux responsables de services. Seront organisés des circuits de découverte de pratiques mises en place dans certaines structures, ainsi que des ateliers collaboratifs.

4 thèmes majeurs :

– Recrutement : quelles actions étonnantes mettre en place afin de former des salariés ?

– Comment sensibiliser et impliquer les salariés grâce aux Trophées du développement durable ?

– Eco-conduite : quelles actions pour réduire le coût financier et environnemental ?

– Comment la gestion des déchets peut-elle devenir un atout pour les entreprises ?

Si l’événement vous intéresse…

Nous vous invitons à parcourir le site des éclaireurs.bzh à l’adresse suivante http://www.leseclaireurs.bzh/eclaircamp/ afin d’obtenir plus d’informations ainsi qu’un accès à l’inscription en ligne.

(Source image : https://twitter.com/EclaireursBZH )

covoiturage, économie collaborative et fiscalité

L’économie collaborative représente pour les acteurs traditionnels une rupture technologique liée aux usages numériques. Ainsi tous les métiers des services organisés en réseaux, autrefois réservés à des entreprises implantées avec des coûts d’accès au marché très élevés, sont concernés et échappent parfois aux entreprises traditionnelles du secteur. Pire, les entreprises traditionnelles doivent parfois accepter qu’une partie de leur valeur ajoutée soit captée par des acteurs de l’internet. C’est un phénomène de désintermédiation où la relation client n’est plus assurée par le fournisseur final du service et le maillon essentiel dans la chaîne de valeur est capté par d’autres.
Ces bouleversements concernent les acteurs économiques mais de manière plus large l’organisation de la société avec des emplois différents, des relations sociales à réinventer, des contrats multiformes, une désynchronisation des emplois du temps, une fiscalité perturbée… Ainsi l’impôt ou les cotisations sociales traditionnellement prélevés sur les entreprises ou via les entreprises est en train d’échapper aux administrations concernées. Ce n’est pas la première fois que cela se produit et le débat est toujours ouvert et vif par exemple sur le financement de la culture ou des artistes et médias indépendant et les fournisseurs d’accès à internet.
Dans le domaine de l’économie collaborative la question se pose de différer les prélèvements via l’impôt sur le revenu. C’est un des objets du rapport d’information du sénat Sur l’économie collaborative : propositions pour une fiscalité simple, juste et efficace
On y retrouve les acteurs économiques qui sont devenus des étendards plus récents que ne l’est encore Google: AirBnB, Uber, BlablaCar, RoulezMalin (non, ça c’est une blague ;-)). La conclusion du rapport est claire au sens où « le système fiscal n’est pas adapté à la croissance des échanges entre particuliers » mais il est très clair aussi sur le covoiturage: « le conducteur n’est pas imposable et n’est soumis à aucune obligation déclarative dès lors qu’il se limite à réaliser une économie sur ses frais de déplacement ; cette exonération se justifie à la fois par une volonté de simplification et une préoccupation écologique. »
Le propos reste toutefois à nuancer par le cas particulier de la déclaration des frais réels qui en toute logique doit tenir compte des indemnités perçues dans le cadre du covoiturage (voir http://www.roulezmalin.com/article/Fiscalite-et-covoiturage).
Rappelons aussi qu’il aura fallu attendre la décision de la cour de cassation en mars 2013  pour trancher le conflit datant de 2003 qui opposait des femmes de ménage organisant le covoiturage à titre bénévole face à une société de transport qui les avaient perdues pour clientes, dédouanant au passage l’employeur de ces dernières. Cela donne une assise juridique à la possibilité de partager ses frais en covoiturage, y compris de manière organisée mais en restant dans la limite des frais d’essence, d’assurance, de dépréciation, d’entretien et de réparation de la voiture.
Toutefois si en France la fiscalité n’est plus utilisée pour dissuader le covoiturage, elle ne l’est pas encore pour l’encourager comme cela peut être le cas dans certains pays comme la Belgique ou pour d’autres modes de transport. La loi sur la transition énergétique précise simplement que « dans le périmètre d’un plan de déplacements urbains, toute entreprise regroupant au moins cent travailleurs sur un même site élabore un plan de mobilité pour améliorer la mobilité de son personnel et encourage l’utilisation des transports en commun et le recours au covoiturage. » Rien de vraiment encourageant d’autant que la seule contrainte pour les organisations concernées qui ne le respecteraient pas, c’est de ne pouvoir prétendre aux aides de l’ADEME.
Les ruptures sont parfois brutales mais les évolutions sont souvent lentes, on ne déroge pas aux lois de la mécanique même quand les enjeux écologiques et climatiques nous y invitent!