Archives pour la catégorie Consommation collaborative

Les propriétaires français et le logement chez l'habitant

A l’approche de la rentrée, Chambrealouer.com publie les résultats d’une enquête Ifop sur « Les propriétaires français et le logement chez l’habitant », qui révèle notamment qu’un tiers des Français possèdent professional writing course une chambre libre au sein de leur résidence principale, et qu’1,9 million de chambres sont prêtes à être mises en location. Un réel potentiel face à la crise du logement, notamment pour les étudiants.

Le logement chez l’habitant : un fort potentiel face à la crise du logement

Bien que l’hébergement chez l’habitant reste encore une solution peu sollicitée en France (seulement 6% des propriétaires français l’ont adoptée), il existe un potentiel inexploité sur ce segment de la consommation collaborative.

Interrogés par l’Ifop pour le site Chambrealouer.com, plus d’un tiers des Français déclarent posséder au moins une chambre libre au sein de leur résidence principale, et 22% des propriétaires ne l’ayant jamais louée envisagent de le faire.

Sur plus de 9,7 millions de chambres libres, 1,9 million sont ainsi prêtes à être mises en location, y compris sur une moyenne (27%) ou longue durée (31%) : un potentiel non négligeable dans le contexte de crise du logement actuel.

Les jeunes : candidats les plus favorables au logement chez l’habitant

L’étude menée par l’Ifop révèle par ailleurs que les propriétaires se déclarent prêts à accueillir, dans leurs chambres libres, principalement des jeunes, notamment des étudiants (72%) et des stagiaires (43%). Une solution avantageuse pour ces derniers qui souffrent actuellement de la pénurie de logements étudiants, avec seulement 8 chambres en résidence disponibles sur le territoire français pour 100 étudiants.

Face à l’actuelle crise du logement, nul doute que ces chambres libres représentent une piste intéressante pour les locataires comme pour les propriétaires, qui voient également dans cette solution la possibilité d’arrondir leurs fins de mois (78%), de faire des rencontres (43%) et d’aider ceux qui en ont besoin (36%).

Une législation plus flexible à la location chez l’habitant, notamment au niveau de la fiscalité, pourrait ainsi représenter une marge de manoeuvre pour un secteur immobilier au bord de l’asphyxie.

Source : Newspress.fr

Guide Like You : adoptez le Smart Tourisme !

Qu’est-ce que le Smart Tourisme ?

Guide Like You est la première communauté internationale de Smart Tourisme. La plateforme met en relation des particuliers qui souhaitent visiter une ville et des locaux qui souhaitent la faire découvrir.

Ce sont principalement les étudiants qui sons visés. Ainsi, les personnes qui gèrent le site veillent à ce que le tarif des prestations reste raisonnable.

Pourquoi privilégier le Smart Tourisme au tourisme traditionnel ?

Aujourd’hui nous sommes tous amenés à voyager, le problème reste souvent les attrapes-touristes et le manque de contact avec la population locale.

Grâce au Smart Tourisme, vous rencontrez des gens qui vous ressemblent et vous bénéficier de réductions dans les meilleures adresses de la ville.

Découvrez le service (lancement en Juillet 2014)

Consultez la présentation PDF du projet

La Ruche Qui Dit Oui, de l’agriculteur au consommateur

Covivo, à l’occasion de son cinquième anniversaire a tenu à soutenir La Ruche Qui Dit Oui de La Poudrière à Nancy, un projet innovant de consommation collaborative. Nous avons ainsi invité Charles Thomassin, le gérant de cette ruche, pour qu’il présente son projet de canal court de distribution entre le producteur et le consommateur à l’aide des achats groupés.

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La Ruche de « La Poudrière », l’espace de coworking et d’échanges de Nancy, vous accueille chaque semaine pour retrouver de bons aliments, issus d’une agriculture fermière de qualité, légumes, fruits, viandes et volailles, œufs, produits laitiers et fromage, pain, miel et confiture… Venez rencontrer les producteurs et profitez de cette nouvelle façon de mieux manger tout en soutenant l’agriculture locale.

Visitez la ruche de La Poudrière à Nancy

« Je crois que la consommation collaborative est en train de renverser le caractère individualiste de nos sociétés contemporaines »

Je crois que la consommation collaborative est en train de renverser le caractère individualiste de nos sociétés contemporaines. Des expériences comme le troc de maisons réinventent non seulement ce que nous consommons mais aussi comment nous consommons. Poussés par une insatisfaction grandissante dans leur rôle de consommateurs robots, manipulés par le marketing, les gens se tournent de plus en plus vers des modèles de consommation qui placent l’usage au-dessus de la propriété, la communauté au-dessus de l’individualisme et la durabilité au-dessus du gaspillage.

Citation de Francesca Forno, professeur en sociologie de la consommation à l’Université de Bergame

Mais au fait, économie participative, ça veut dire quoi ?

Economie participative, consommation collaborative… Ces termes qui avaient un sens et une définition précise sont devenus des fourres-tout, où les médias rangent pêle-mêle des activités diverses, de la location de biens entre particuliers au financement participatif. A l’occasion de la OuiShare Fest, qui a réuni à Paris les adeptes de l’économie du partage du 5 au 7 mai, petit point sur la réelle signification d’économie participative.

Les médias et les entreprises emploient indifféremment les termes de consommation collaborative ou d’économie participative pour qualifier des activités qui ne sont pas régies par les mêmes règles de fonctionnement. La compagnie Airbnb, qui permet à un particulier de louer son logement à un autre particulier, ne marche pas comme l’américain Kickstarter, un site de crowdfunding qui permet de récolter des fonds auprès d’une foule pour financer un projet.

Economie participative et consommation collaborative n’ont au départ pas le même sens. Le concept d’économie participative a été créé au début des années 90 par deux américains : Robin Hahnel, professeur d’économie à l’université de Washington et Michael Albert, journaliste, éditeur et militant politique libertaire (qui nie le principe de l’autorité de l’Etat et des institutions).

Un monde utopique sans marché et sans état

Leur « participatory economics » vise à gérer les ressources le plus efficacement possible, grâce à l’autogestion. Marché libre, planification étatique, hiérarchie au travail et profit sont bannis de leur modèle. Les moyens de production y sont détenus par tous. Dans ce système utopique, des conseils de consommateurs et de producteurs se réunissent et font des propositions d’activités. Ils les révisent jusqu’à la détermination d’un plan équitable pour tous. Ce programme exclut le modèle même de l’entreprise privée.

La consommation collaborative vise à maximiser la valeur d’usage des biens. Différents types d’activités entrent dans cette catégorie : la location d’objets de particulier à particulier, via une plate-forme web, en fait partie. Le propriétaire d’une voiture, qui utilise son véhicule pendant la semaine mais le laisse au garage le weekend, pourra le louer à quelqu’un qui en a besoin le samedi et le dimanche grâce au site de location Drivy par exemple. Le principe est le même sur le site de location d’appartements entre particuliers Airbnb.

Priceminister et Autolib, même système ?

Toutes les entités (entreprises, associations…) qui organisent le prêt, le don, le troc de biens ou de services entre les particuliers font partie de cette catégorie. Les plates-formes de vente d’objets d’occasion, comme eBay ou PriceMinister font également partie de ce cadre, car elles contribuent à augmenter la durée de vie des objets.

Mais d’autres types de services peuvent également y être intégrés : le système Autolib, déployé dans plusieurs villes hexagonales par le groupe Bolloré depuis 2011, permet aux utilisateurs de louer une voiture quand ils en ont besoin grâce à un abonnement. Lorsqu’ils ont fini d’utiliser le véhicule, ils reposent la voiture à une borne. Elle est de nouveau disponible pour d’autres utilisateurs. Comme les bicyclettes du service Velib’ à Paris ou Vlove à Lyon. Même si une entreprise est propriétaire des biens et pas un particulier, le service reste collaboratif, les biens sont partagés et donc utilisés le plus possible.

La force de la foule

Mais on trouve, noyé dans le grand bain trouble de l’économie participative, un modèle autre. Il ne peut être rangé dans la case consommation collaborative, au sens où nous l’avons décrite plus haut. Dans ce système, une foule poursuit un même objectif. Grâce au grand nombre de personnes qui participent au mouvement, elle parvient à l’atteindre.

Ce paradigme intègre par exemple le lancement d’un projet de documentaire ou l’ouverture d’une chaîne de restaurants grâce au crowdfunding : une multitude de personnes donnent de petites sommes d’argent pour financer un projet. Le crowdsourcing, qui permet de soumettre à la foule une idée, comme créer une nouvelle marque pour une entreprise, ou trouver le design d’un nouveau vélo, fait aussi partie de ce système où la foule a une force de décision. Les centrales d’achat, où les consommateurs se réunissent pour acheter en groupe, et donc de faire baisser les prix, peuvent aussi être intégrées à ce modèle.

Copyright : Lélia de Matharel pour le site Usine-digitale.fr