Archives pour la catégorie Consommation collaborative

covoiturage, économie collaborative et fiscalité

L’économie collaborative représente pour les acteurs traditionnels une rupture technologique liée aux usages numériques. Ainsi tous les métiers des services organisés en réseaux, autrefois réservés à des entreprises implantées avec des coûts d’accès au marché très élevés, sont concernés et échappent parfois aux entreprises traditionnelles du secteur. Pire, les entreprises traditionnelles doivent parfois accepter qu’une partie de leur valeur ajoutée soit captée par des acteurs de l’internet. C’est un phénomène de désintermédiation où la relation client n’est plus assurée par le fournisseur final du service et le maillon essentiel dans la chaîne de valeur est capté par d’autres.
Ces bouleversements concernent les acteurs économiques mais de manière plus large l’organisation de la société avec des emplois différents, des relations sociales à réinventer, des contrats multiformes, une désynchronisation des emplois du temps, une fiscalité perturbée… Ainsi l’impôt ou les cotisations sociales traditionnellement prélevés sur les entreprises ou via les entreprises est en train d’échapper aux administrations concernées. Ce n’est pas la première fois que cela se produit et le débat est toujours ouvert et vif par exemple sur le financement de la culture ou des artistes et médias indépendant et les fournisseurs d’accès à internet.
Dans le domaine de l’économie collaborative la question se pose de différer les prélèvements via l’impôt sur le revenu. C’est un des objets du rapport d’information du sénat Sur l’économie collaborative : propositions pour une fiscalité simple, juste et efficace
On y retrouve les acteurs économiques qui sont devenus des étendards plus récents que ne l’est encore Google: AirBnB, Uber, BlablaCar, RoulezMalin (non, ça c’est une blague ;-)). La conclusion du rapport est claire au sens où « le système fiscal n’est pas adapté à la croissance des échanges entre particuliers » mais il est très clair aussi sur le covoiturage: « le conducteur n’est pas imposable et n’est soumis à aucune obligation déclarative dès lors qu’il se limite à réaliser une économie sur ses frais de déplacement ; cette exonération se justifie à la fois par une volonté de simplification et une préoccupation écologique. »
Le propos reste toutefois à nuancer par le cas particulier de la déclaration des frais réels qui en toute logique doit tenir compte des indemnités perçues dans le cadre du covoiturage (voir http://www.roulezmalin.com/article/Fiscalite-et-covoiturage).
Rappelons aussi qu’il aura fallu attendre la décision de la cour de cassation en mars 2013  pour trancher le conflit datant de 2003 qui opposait des femmes de ménage organisant le covoiturage à titre bénévole face à une société de transport qui les avaient perdues pour clientes, dédouanant au passage l’employeur de ces dernières. Cela donne une assise juridique à la possibilité de partager ses frais en covoiturage, y compris de manière organisée mais en restant dans la limite des frais d’essence, d’assurance, de dépréciation, d’entretien et de réparation de la voiture.
Toutefois si en France la fiscalité n’est plus utilisée pour dissuader le covoiturage, elle ne l’est pas encore pour l’encourager comme cela peut être le cas dans certains pays comme la Belgique ou pour d’autres modes de transport. La loi sur la transition énergétique précise simplement que « dans le périmètre d’un plan de déplacements urbains, toute entreprise regroupant au moins cent travailleurs sur un même site élabore un plan de mobilité pour améliorer la mobilité de son personnel et encourage l’utilisation des transports en commun et le recours au covoiturage. » Rien de vraiment encourageant d’autant que la seule contrainte pour les organisations concernées qui ne le respecteraient pas, c’est de ne pouvoir prétendre aux aides de l’ADEME.
Les ruptures sont parfois brutales mais les évolutions sont souvent lentes, on ne déroge pas aux lois de la mécanique même quand les enjeux écologiques et climatiques nous y invitent!

Qui es-tu consommateur collaboratif ?

OuiShare et la Fondation internet nouvelle génération (Fing) ont mené l’enquête et ont ainsi sondé 2150 usagers sur ce qui les caractérise comme consommateur d’un nouveau genre et les pousse à s’orienter vers des plateformes comme « RoulezMalin » plutôt que vers des méthodes commerciales plus traditionnelles.
Il est tout de même important de noter que le panel sur lequel s’appuie cette enquête n’est pas représentatif de la population française, puisque les sondés ont été contactés grâce à des partenaire de OuiShare et Fing, ainsi que par le biais de plateformes collaboratives.

collaboration

Une génération et 4 grandes catégories

Qu’est ce qu’il faut retenir de cette enquête ?
Tout d’abord, les cadres sont surreprésentés, 50% alors qu’ils ne sont que 13% de la population française. Ensuite, 70% des répondants habitent dans une ville d’au moins 20.000 habitants (dont 30% en Île-de-France).

La génération des 25-34 ans est la plus représentée. Ses pratiques sont tournées vers l’usage plutôt que la possession, et s’articulent notamment autour du covoiturage. Cette surexposition est notamment due à leur familiarité avec les plateformes numériques. En effet, 50% des répondants se connectent quotidiennement aux réseaux sociaux et 16% les utilisent régulièrement.

L’enquête permet également de mettre en avant quatre catégories de sondés : les engagés, les opportunistes, les pragmatiques et les sceptiques.

Les engagés
Ils représentent 40% des sondés. S’ils consomment de manière collaborative c’est pour plusieurs raisons et de différentes façons. Ils ont recours à des méthodes comme le covoiturage pour des raisons économiques mais ils le font surtout pour des raisons écologiques et d’éthiques. Leur volonté est également d’y retrouver du lien social, perdu dans les méthodes commerciales plus traditionnelles.

Les opportunistes
Ils représentent 36% des sondés. Leurs pratiques se rapprochent de celles de la moyenne des sondés mais ne pratiquent pas celles qui ne permettent pas de faire des économies.

Les pragmatiques
Ils représentent 19% des sondés. Ils utilisent fréquemment le covoiturage pour son caractère pratique avant tout.

Les sceptiques
Ils représentent 5% des sondés. Leur nombre de déçus est plus important que pour les autres catégories. Ils sont réticents à s’engager dans la consommation collaborative malgré leur forte curiosité.

Et vous, quel type de consommateur collaboratif êtes-vous ?

Vous pourrez retrouver les résultats de l’enquête en détail ici.

Les propriétaires français et le logement chez l'habitant

A l’approche de la rentrée, Chambrealouer.com publie les résultats d’une enquête Ifop sur « Les propriétaires français et le logement chez l’habitant », qui révèle notamment qu’un tiers des Français possèdent professional writing course une chambre libre au sein de leur résidence principale, et qu’1,9 million de chambres sont prêtes à être mises en location. Un réel potentiel face à la crise du logement, notamment pour les étudiants.

Le logement chez l’habitant : un fort potentiel face à la crise du logement

Bien que l’hébergement chez l’habitant reste encore une solution peu sollicitée en France (seulement 6% des propriétaires français l’ont adoptée), il existe un potentiel inexploité sur ce segment de la consommation collaborative.

Interrogés par l’Ifop pour le site Chambrealouer.com, plus d’un tiers des Français déclarent posséder au moins une chambre libre au sein de leur résidence principale, et 22% des propriétaires ne l’ayant jamais louée envisagent de le faire.

Sur plus de 9,7 millions de chambres libres, 1,9 million sont ainsi prêtes à être mises en location, y compris sur une moyenne (27%) ou longue durée (31%) : un potentiel non négligeable dans le contexte de crise du logement actuel.

Les jeunes : candidats les plus favorables au logement chez l’habitant

L’étude menée par l’Ifop révèle par ailleurs que les propriétaires se déclarent prêts à accueillir, dans leurs chambres libres, principalement des jeunes, notamment des étudiants (72%) et des stagiaires (43%). Une solution avantageuse pour ces derniers qui souffrent actuellement de la pénurie de logements étudiants, avec seulement 8 chambres en résidence disponibles sur le territoire français pour 100 étudiants.

Face à l’actuelle crise du logement, nul doute que ces chambres libres représentent une piste intéressante pour les locataires comme pour les propriétaires, qui voient également dans cette solution la possibilité d’arrondir leurs fins de mois (78%), de faire des rencontres (43%) et d’aider ceux qui en ont besoin (36%).

Une législation plus flexible à la location chez l’habitant, notamment au niveau de la fiscalité, pourrait ainsi représenter une marge de manoeuvre pour un secteur immobilier au bord de l’asphyxie.

Source : Newspress.fr

Guide Like You : adoptez le Smart Tourisme !

Qu’est-ce que le Smart Tourisme ?

Guide Like You est la première communauté internationale de Smart Tourisme. La plateforme met en relation des particuliers qui souhaitent visiter une ville et des locaux qui souhaitent la faire découvrir.

Ce sont principalement les étudiants qui sons visés. Ainsi, les personnes qui gèrent le site veillent à ce que le tarif des prestations reste raisonnable.

Pourquoi privilégier le Smart Tourisme au tourisme traditionnel ?

Aujourd’hui nous sommes tous amenés à voyager, le problème reste souvent les attrapes-touristes et le manque de contact avec la population locale.

Grâce au Smart Tourisme, vous rencontrez des gens qui vous ressemblent et vous bénéficier de réductions dans les meilleures adresses de la ville.

Découvrez le service (lancement en Juillet 2014)

Consultez la présentation PDF du projet

La Ruche Qui Dit Oui, de l’agriculteur au consommateur

Covivo, à l’occasion de son cinquième anniversaire a tenu à soutenir La Ruche Qui Dit Oui de La Poudrière à Nancy, un projet innovant de consommation collaborative. Nous avons ainsi invité Charles Thomassin, le gérant de cette ruche, pour qu’il présente son projet de canal court de distribution entre le producteur et le consommateur à l’aide des achats groupés.

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La Ruche de « La Poudrière », l’espace de coworking et d’échanges de Nancy, vous accueille chaque semaine pour retrouver de bons aliments, issus d’une agriculture fermière de qualité, légumes, fruits, viandes et volailles, œufs, produits laitiers et fromage, pain, miel et confiture… Venez rencontrer les producteurs et profitez de cette nouvelle façon de mieux manger tout en soutenant l’agriculture locale.

Visitez la ruche de La Poudrière à Nancy