Archives pour la catégorie Covoiturage

ENQUÊTE DÉPLACEMENTS VILLES MOYENNES LORRAINE NORD

Le covoiturage et les nouvelles technologies créateurs d’une nouvelle mobilité

Stéphane GODEFROY invite Matthieu JACQUOT à évoquer le covoiturage, qui est en plein essor sous l’impulsion des nouvelles technologies. Aujourd’hui, moins de 3 000 personnes utilisent toutefois quotidiennement ce mode de transport.


Photo M.Jacquot EDVMMatthieu JACQUOT, Co-fondateur et Directeur de Covivo-RoulezMalin

Matthieu JACQUOT souligne, en préambule, que les chiffres constatés sur le territoire du SCoT Nord 54 sont conformes à ceux des autres territoires. Il pointe également un paradoxe : on parle partout de covoiturage et de nouvelles mobilités mais en territoires périurbains ou ruraux, cela est complexe et ces modes ne décollent pas.

Il souhaite prendre une perspective globale pour montrer ce qui est en train de changer dans la mobilité et expliquer comment cela peut impacter le niveau local.

En trente ans, l’évolution des supports de distribution de l’information a été assez lente. Mais nous sommes passés des guichets à la dématérialisation. Si toutes les informations sont accessibles via internet et les smartphones, les services proposés aux voyageurs n’ont pas vraiment changé, il y a toujours des réseaux de bus, des fiches horaires et autres. Le modèle économique autour de la mobilité n’a pas changé. L’offre de transport ne sera jamais assez dense pour répondre à tous les besoins.

Intermédiation et changement de modèle économique

Deux phénomènes globaux sont en train de se passer : l’intermédiation et le changement du modèle économique.

Le transport rentable échappe aujourd’hui aux politiques publiques par le phénomène d’intermédiation. En revanche, les nouveaux acteurs de la mobilité de type Google ou Amazon ne savent pas répondre au transport de proximité, non rentable.

En parallèle, le modèle économique de l’organisation des transports évolue. BlaBlaCar vient de réaliser une levée de fonds exceptionnelle. Une entreprise qui a changé la manière de faire du transport. Il n’y a plus de transporteur. Le transporteur devient l’individu.

Deux pistes : le transport combiné et le transport solidaire

La solution passe par des solutions de transport combiné sur les territoires périurbains et ruraux. Il est difficile de pratiquer quotidiennement le covoiturage, mais beaucoup de personnes sont prêtes à rendre service à une personne sans moyen de transport. Des réseaux de proximité, avec des bénévoles, doivent donc être constitués. Un cadre juridique doit évidemment être posé. On ne peut pas s’improviser transporteur mais il existe des possibilités et des territoires ont déjà développé ces « taxis citoyens », ce « transport solidaire ».

Il s’agit là de pistes qui peuvent aider à répondre aux enjeux de la mobilité de proximité sur les territoires périurbains.

Mise en perspective du covoiturage

Si on regarde l’EDVM, on voit que l’ensemble des personnes qui pratiquent le covoiturage au moins une fois par semaine représentent 6%. Faire du covoiturage quotidiennement est une grosse contrainte, en revanche le pratiquer une fois de temps en temps l’est beaucoup moins. L’enjeu n’est donc pas de travailler sur un covoiturage quotidien mais sur un covoiturage régulier.

Au niveau des déplacements des frontaliers, on multiplie quasiment par trois la pratique du covoiturage. Les personnes de 35 à 49 ans et les ouvriers utilisent davantage ce mode de transport, pour des raisons de synchronicité de leurs horaires de travail. Les horaires fixes facilitent le covoiturage. L’autre phénomène lié au Luxembourg est que tous les cadres disposent d’une voiture, alors qu’en France, la population cadre pratique davantage le covoiturage.

Enfin, Matthieu JACQUOT invite à observer la politique de transport en commun du groupement de coopération transfrontalière du bassin lémanique, qui vient de construire un méta moteur de recherche pour le covoiturage.

Source et rédaction : EDVM SCoT Nord 54 & CCPHVA | Actes de la conférence-débat.

Pdf complethttp://www.covivo.fr/UserFiles/File/20160407-actes-conference-edvm-final.pdf

INTERVIEW DE LA DSI REGION NORMANDIE SUR TUBOUJOU

logo tuboujou

De nombreuses entreprises et collectivités recherchent des solutions d’autopartage, et de gestion des réservations, intégrant du covoiturage. Covivo propose ces solutions dans son offre CoviBook, et travaille déjà avec plusieurs clients.

C’est pourquoi, la Région Normandie a fait appel à Covivo afin de développer l’outil “Tuboujou”, sorti le 1er Juin 2016. Covivo a enquêté auprès de la Région Normandie, afin d’avoir les premiers retours concernant cet outil. M. Meynier, de la direction des systèmes d’information (DSI)  nous répond :

Pourquoi une solution de gestion des déplacements professionnels ?

C’est la fusion des Régions, qui s’est opérée en début d’année 2016, qui a incité la Région Normandie à vouloir adopter une solution de covoiturage pour les déplacements professionnels. En effet, celle-ci a rapidement souhaité faciliter et optimiser le déplacement fréquent des 1300 agents de la Région Normandie entre les deux sites distants (Caen et Rouen), et adopter un système de réservation des véhicules.

Pourquoi l’offre CoviBook ?

La Région Normandie a découvert la société Covivo sur internet, en recherchant des solutions pour la mise en place d’une plateforme de covoiturage professionnel. Elle a également étudié les offres d’autres sociétés, mais c’est Covivo qui a retenu son attention, avec une meilleure réponse à la demande formulée.

Quelles satisfactions ?

La Région Normandie est satisfaite de l’outil développé. Tout d’abord, celui-ci a été opérationnel très rapidement. Il s’agit d’un outil simple, et la Région a reçue de nombreux retours positifs de la part de ses agents utilisateurs. De plus, l’outil est accessible en terme de prix.

La Région Normandie s’est tellement appropriée l’outil, qu’elle souhaite le faire évoluer. Elle compte ainsi travailler avec Covivo sur de nouvelles fonctionnalités concernant le covoiturage, et la gestion des déplacements, comme la possibilité de réserver des covoiturages uniquement pour l’aller, et uniquement pour le retour Une autre évolution pourrait être de passer d’une solution hébergée chez Covivo à une solution hebergée sur les serveurs de la Région.

Dans le futur, la Région Normandie souhaiterait pousser la gestion des véhicules sur, entre autres, le suivi avancé des entretiens et des contrats liés aux véhicules. Elle envisage également la gestion et distribution automatisée des clés des véhicules par la mise en place d’armoires à clés électroniques synchronisées avec CoviBook afin de faciliter le travail des agents d’accueil et des gardiens.

Ainsi, la solution CoviBook est une bonne base pour mettre en place pour les déplacements professionnels des solutions spécifiques. L’expérience de Covivo permet de proposer des solutions de covoiturage et de mobilité durables, adaptées aux besoins et fonctionnements des structures publiques ou privées.

LÉMAN : DE BONNES SURPRISES POUR LE MÉTA-MOTEUR DE RECHERCHE UNIQUE DÉDIE AU COVOITURAGE AUTOUR DU BASSIN LÉMANIQUE !

Covoiturage Leman.org

Covoiturage-leman.org est un moteur de recherche unique qui permet de recenser et de mutualiser toutes les offres de covoiturages dans les alentours du Bassin Lémanique, c’est à dire la zone transfrontalière Franco-Suisse, qui se délimite aux départements de l’Ain, de la Haute-Savoie en France, et aux cantons de Genève, de Vaud et du Valais pour la Suisse.

Le site, sorti courant septembre 2015, est né dans le cadre du Programme de Coopération Territoriale Européenne INTERREG France-Suisse. Il s’agit d’un programme européen de coopération transfrontalières.

Un projet né de l’association entre Covivo et l’agence Native

C’est le GLCT (Groupement Local de Coopération Transfontalière), qui exerce une mission d’orientation, de priorisation et de suivi des réalisations sur les thématiques transfrontalières à l’échelle du Grand Genève, qui a fait appel à la collaboration entre Covivo, et l’agence Native, pour la réalisation de cette plateforme.

L’agence Native s’est alors attelée à la création du site, du point de vue graphique et ergonomique. Native s’est rendue célèbre dans le milieu du covoiturage pour sa campagne d’affichage pour le Grand Lyon. Covivo, a quant à elle développé le module de recherche de covoiturages pour lequel tout l’enjeu résidait à rendre compatible l’interrogation de plusieurs bases de données au fonctionnement parfois très divergent.

Quels sont les plateformes de covoiturage concernées ?

Parmi les sites qui sont mutualisés sur covoiturage-leman.org, nous retrouvons ceux qui concernent la Suisse : l’Arc jurassien, Ziplo, Zimeysa, et e-covoiturage, et ceux concernant la France avec celui de l’Ain,  de la Haute-Savoie,

Covoiturage-leman.org en quelques chiffres

Depuis sa sortie en septembre 2015, la plateforme de mutualisation a connu pas moins de 22 000 recherches, 450 000 résultats proposés, ainsi que 5500 contacts qui ont échangés des messages pour covoiturer. Des chiffres encourageants pour le Programme de Coopération Territoriale Européenne INTERREG, et pour la coopération transfrontalière.

Quant aux villes de départ et d’arrivée les plus recherchées ? Sans surprise, Genève arrive en première position, suivi d’Annecy et de Lausanne.

Ainsi au delà de favoriser le covoiturage, l’outil pourrait aussi devenir un outil d’étude sur les besoins des covoitureurs et les cibles à adresser en termes d’animation et de communication.

INTERVIEW DE M.JARRY DE LA RÉGION AUVERGNE-RHÔNE-ALPES SUR LEUR(S) NOUVELLE(S) PLATEFORME(S) DE COVOITURAGE : COVOIT’OùRA!

Covoit'Oùra

La plateforme de covoiturage Covoit’OùRA! et ses sites “clones”, accessibles depuis le 2 mars 2016, tendent à devenir les portails de référence du covoiturage en Auvergne-Rhône-Alpes. Ce projet a été mené en collaboration avec la Région en donneur d’ordre, Covivo, pour l’aspect dit “technique”, et Mon UniVert, pour la partie “graphisme”.

Le projet regroupe divers partenaires :  les huit départements (Ain, Ardèche, Drôme, Isère, Loire, Rhône, Savoie et Haute-Savoie) et les Agglomérations du Pôle Métropolitain (Grand Lyon, Saint-Etienne Métropole, Vienne Agglo et la Communauté d’Agglomération Porte de l’Isère) et Valence-Romans-Déplacements.

L’objectif ? La mise en oeuvre d’une plate-forme régionale de covoiturage, afin de créer une base “commune”, la plus conséquente possible, et ainsi permettre le maximum de mise en relations entre des passagers et des conducteurs. Et pourquoi pas atteindre la fameuse masse critique ?

Interview avec M.Jarry, de la Région Auvergne-Rhône-Alpes :

La réalisation d’un cahier des charges avec autant d’intervenants a t-il été un exercice difficile ?

Non cela n’a pas été un exercice difficile mais plutôt long. La démarche a commencé à émerger en 2011 et la sortie du site a été faite en 2016, le projet a donc mis 5 ans à voir le jour.

Nous avons dû faire le bilan de toutes les fonctionnalités “intéressantes” parmi les sites préexistants de l’ensemble des partenaires, pour proposer ensuite un site final “idéal”. Nous avons donc agrégé tout le monde sur la même problématique. La Région a quand même eu recours à une assistance à maîtrise d’ouvrage pour écrire le cahier des charges. Cela nous a permis d’avoir une tierce partie dans le sujet et cette “autorité indépendante” extérieure a notamment facilité le travail avec les partenaires. Cela nous a apporté une expertise plutôt favorable au développement du projet.

Le regroupement des bases de données est au cœur du projet, les partenaires ont ils été moteurs, et ont-ils appuyé dans ce sens ?

Oui bien sûr, c’est la base du projet. Ce n’était pas évident, nous nous sommes posés la question de privilégier une simple interopérabilité, c’est à dire que chaque partenaire conserve sa base de données de covoiturage mais que les bases de données communiquent entre elles. Mais nous tenions à ce qu’il puisse malgré tout y avoir un service complet au niveau régional. La mutualisation nous semblait être la piste à privilégier et la loi NOTRe nous a conforté dans ce choix.

Covoit-oura-0726

Certains partenaires participent au projet à travers une interopérabilité, c’est-à-dire une communication des sites avec une base de données séparée, est-ce un pas vers un partenariat plus fort ensuite ?

La question de l’interopérabilité ne s’est pas posée tout de suite et nous avons échangé avec les partenaires sur ce sujet en cours de projet. Certains d’entre eux étaient réticents à l’idée de développer un outil commun au départ, mais l’interopérabilité leur a permis d’avoir une autre vision de la mutualisation, du partage de données tout en gardant une base de données indépendante.

Le projet OùRA! outil billétique et calculateur d’itinéraires, auquel 27 AOT participent, a aussi contribué à lever les réticences, grâce à une expérience réussie de travail commun.

Les partenaires les plus frileux ont donc pu entrer dans le projet notamment via l’interopérabilité qui est un compromis entre la mutualisation complète et l’indépendance radicale grâce à un “simple partage” des annonces de covoiturage.

L’idée fondamentale restait de faire adhérer tout le monde avec des modalités variables pour effacer les résistances. Nous avons donc proposé à la fois des clones personnalisés et des sites en interopérabilité.

Le graphisme du site a t-il aussi un rôle à jouer dans la réussite du projet ?

Nous trouvions important de séparer la prestation communication et la prestation technique pour que chacun ait sa propre expertise.

Le prestataire “com” apporte son regard extérieur pas trop “technique” et son expertise sur le graphisme et la convivialité, et le prestataire technique apporte lui ses contraintes et son expérience sur le covoiturage. Cette collaboration permet donc d’obtenir un outil de qualité à la fois sur le graphisme et à la fois sur la technique.

Les deux prestataires ont travaillé en étroite collaboration et nous pouvons dire aujourd’hui que le travail a été mené à bien avec des idées fortes des deux côtés.

Nous avons le sentiment d’une réussite aujourd’hui, car nous n’avons reçu aucune remontées négatives de la part de nos partenaires, ou d’utilisateurs mécontents.

Avez-vous prévu des phases de communication et d’animation de la plateforme ?

Oui bien sûr. Nous avons convenu dans la convention de partenariat de laisser à chaque niveau territorial le soin de faire la communication et l’animation du réseau sur son propre territoire. La Région offre l’outil et les partenaires font l’animation.

Dans un deuxième temps, la Région a bien prévu de faire de la communication, mais confie aujourd’hui aux partenaires locaux le soin d’engager ces opérations de communication.

COVISHARE ROULEZMALIN : L’APPLICATION MOBILE DE PLUS EN PLUS SOLLICITEE

Screen CoviShare1
Nous vous présentions déjà dans un article précédent la sortie de notre application de gestion de partage de frais entre covoitureurs : “CoviShare par RoulezMalin”.

Pour rappel, c’est une application mobile pratique et entièrement gratuite sur iPhone, créée en 2015 par Covivo, et qui permet de simplifier la vie des covoitureurs. En effet, elle répond à toutes les questions que les covoitureurs se posent pour partager les frais: quelle somme doit verser chaque passager ? Comment calculer les frais de péages ? de carburant ?

Spécificités de CoviShare

Ainsi, lors de son utilisation, l’application divisera équitablement les frais du covoiturage entre les différents passagers, afin de réaliser une estimation rapide du coût de chacun, pour un trajet. Nous retrouvons ainsi un calcul automatique des distances avec interface cartographique, une liste des dépenses par covoitureur, un historique de paiement, la possibilité d’entrer des surcoûts par passagers selon leurs bagages ou s’ils ont des animaux, de calculer les frais de péages, mais aussi un calcul en temps réel des nouveaux itinéraires en cas de modification.

L’application est autant utile en covoiturage occasionnel, qu’en covoiturage régulier ou quotidiens.

Une application mobile unique en son genre

A ce jour, Covishare RoulezMalin est la seule application mobile dédiée au calcul de partage de frais des covoitureurs. Il s’agit de ce fait d’un outil indispensable, qui permet d’éviter des calculs approximatifs.

Son utilisation est également pratique, car l’application est accessible à n’importe quel moment, pour tous les utilisateurs d’iPhone.

Une sortie prochaine sur Android ?

Ces derniers temps, Covivo reçoit de plus en plus de demandes de la part des possesseurs d’appareils Android, pour une sortie sur Google Play. S’il y a suffisamment de demandes, il se pourrait que Covivo envisage une sortie prochaine ou que les sources soient publiées pour qu’un développement libre puisse se faire.

En attendant, vous pouvez télécharger gratuitement la version pour iPhone.