INTERVIEW BRUNO RENARD – PRESIDENT DU PLAN DE DEPLACEMENT INTER-ETABLISSEMENTS PRESQU’ILE/GIANT DE GRENOBLE

Bruno Renard

Quel est votre rôle en tant que Président du PDIE ?

Mon rôle en tant que président est de fédérer, animer et créer des synergies entre les différents acteurs de la mobilité. Plus précisément mon rôle en interne consiste à faire fonctionner l’association, et en externe, de faire écho de toutes les actions menées par le PDIE sur les différentes thématiques que nous traitons (Vélo, covoiturage, transport en commun, prévention, communication …).

Quelles problématiques génériques comme dans tout PDIE et quelles problématiques particulières à la Presqu’île de Grenoble doivent faire face les employés en terme de mobilité?

La spécificité du PDIE est un contexte géographique particulièrement favorable au développement des mobilités alternatives sur une presqu’île située sur un axe stratégique pour rentrer ou contourner Grenoble lorsque l’on vient de Lyon. D’ici 2025, la population de la presqu’île va être multipliée par deux avec l’arrivée de nouvelles entreprises, de nouvelles habitations, des étudiants et des commerces. Pour  réduire les embouteillages et la pollution, il faut réduire fortement la part modale de ce qu’on appelle l’autosolisme (se déplacer seul en voiture). Notre objectif est particulièrement ambitieux car nous devons la réduire à 20% alors que le moyenne en France est de 75%. Nous en sommes  actuellement à 32% grâce à un travail démarré il a dèjà 16 ans par STMicroéléctronic, pionnier des PDE et le CEA Grenoble qui lui a emboîté le pas.

Quelle sont les actions ou solutions mises en place pour répondre aux problématiques de déplacement rencontrées par les employés ?

Le PDIE, ce sont 16 établissements de la recherche, de l’industrie et de l’enseignement supérieur qui représentent 16 000 usagers sur 250 ha.

Nous avons la chance d’être situés sur une ville plate malgré les montagnes proches et très bien desservie en transport en commun dont une ligne de Tramway. Mais nous devons travailler sur tous les modes alternatifs car nos usagers viennent de la ville, de la campagne et de la montagne.. C’est pour cela que nous avons mis en place plus d’une trentaine de mesures incitatives déclinées pour la marche, le vélo, le covoiturage, le transport en commun, l’auto-partage, la prévention, la communication etc.. Exemple d’une mesure exemplaire : lorsque la loi transport de 2009 impose aux entreprises de rembourser 50% de l’abonnement aux transports en commun, les établissements du PDIE ont poussé l’abondement à 60, 70, 80 et jusqu’à 85% ! Du coup plus de 50% de nos usagers utilisent les transports en commun.

Vous êtes à l’origine de la création de la Fédération des Acteurs des Plans de Mobilité, quelles sont vos motivations principales pour avoir créé cette association ?

La nature ayant horreur du vide, lors de la dernière Journée Mobilité Durable nous avons décidé d’organiser les premières Assises nationales des plans de mobilité. Et, alignement de planètes favorables, trois semaines avant ces assises la loi de transition énergétique a été publiée, loi qui impose aux entreprises de plus de 100 salariés de mettre en place des plans de mobilité avant janvier 2018. Suite à ce premier décryptage national, nous avons donc créé la Fédération des Acteurs des Plans de Mobilité pour répondre à une question que beaucoup d’entreprises se posent : comment vais-je faire ?  A noter aussi que le PDIE ne  pouvait plus assumer les multiples sollicitations d’autres entreprises souhaitant connaître nos retours d’expérience et les outils mis en place.

La FAPM est une association pour créer un réseau de tous les acteurs des plans de mobilité afin d’optimiser sur le territoire les synergies nécessaires pour réussir le challenge de la loi.

Il existe déjà une quantité de fédérations, pourquoi cette nouvelle structure serait-elle plus percutante que les autres ?

Nous ne sommes pas du tout en compétition avec les autres fédérations. Nous sommes partie prenante et complémentaires. L’idée est de regrouper tout le monde dans une même démarche. Nous nous adressons à plus de 30 000 entreprises concernées par la loi et toutes les AOM (Autorités Organisatrice de Mobilité) qui doivent recenser les plans de mobilité mis en oeuvre.

On peut imaginer un jour quelques 60 000 membres, car nous souhaitons mettre en relation les 2 acteurs cités avec ceux qui vont les aider : agences d’éco-mobilité, vendeurs de vélos, vendeurs de véhicules électriques, collectivités, etc.

L’idée est de concentrer tout ce qui a trait à la mobilité, car aujourd’hui tout part de partout : il y a des blogs, des newsletters. Nous avons la volonté de centraliser les informations, de partager les expériences de chacun. Sur le covoiturage par exemple, nous allons nous focaliser sur la question : qu’est-ce qui peut permettre de réussir le covoiturage ?

Le covoiturage n’est qu’un élément dans une approche globale de la mobilité durable : quelles sont les étapes à venir pour assurer une meilleure complémentarité entre les modes de transport?

Pour les entreprises du PDIE, le covoiturage a du mal à fonctionner, alors que c’est une nécessité pour nous. Nous avons déjà réussi le transport en commun, le vélo, avec 20% de salariés qui viennent avec ce mode de transport, la marche à pied aussi. Cependant concernant le covoiturage, nous n’y arrivons pas, mais nous allons y arriver. On va mettre tous les acteurs autour de la table, toutes les mesures incitatives, tous les modes de déplacements. C’est un challenge, et nous avons un obligation de résultats. Pour le covoiturage, on va traiter tous les modes. Donc la complémentarité va être faite par ce qu’on appelle “la voiture partagée”, c’est un terme inventé à Grenoble l’année dernière : on met l’auto-partage, le covoiturage, et l’auto-stop.

Dans le covoiturage, on a identifié 3 trajets“classiques” : le 1er consiste en du coworking, c’est à dire que les gens vont faire du covoiturage pour venir à un espace de coworking. Le 2ème, c’est du covoiturage pour aller à une station d’offre de transports en communs (les gares, les transports en commun, tramway) et le 3ème c’est la trace directe : je pars d’un endroit et j’amène tout le monde à un autre endroit. L’idée est aussi de réserver des places de parking et des voies sur la route aux covoitureurs. Bien entendu nous prendrons aussi en charge le 4 ème trajet : celui qui impose des circuits alternatifs comme la dépose d’enfants à l’école.

Pour éviter l’éparpillement entre les différentes annonces de covoiturage en Rhône-Alpes sur différents sites, la Région propose une plateforme Covoit’OùRa! pour fédérer les initiatives : en quoi êtes vous concernés et quelles sont vos attentes ou l’articulation que vous imaginez mettre en place avec la Région ?

Une première réunion aura lieu le 4 juillet 2016 et la Fédération sera présente en tant que “facilitateur”. De son coté la Région apportera deux intérêts importants pour l’expérimentation : le site Covoit’Oùra qui doit regrouper tous les sites de covoiturage de la nouvelle région Auvergne-Rhône-Alpes et le grand  projet de carte OùRa! qui devrait permettre de payer tous les modes de transport.

Aujourd’hui on constate que l’on trouve assez facilement des conducteurs mais que nous manquons cruellement de passagers. Nous allons donc “abonder” comme aux transports en commun, c’est-à-dire que nous allons donner de l’argent pour participer aux frais du passager. Nous voulons créer et proposer une loi sur l’abondement au covoiturage à l’Assemblée Nationale, afin de rendre cette mesure obligatoire aux entreprises et surtout que ces dépenses soit exonérées de charges pour les entreprises et non soumises à l’impôt pour les usagers.

Beaucoup de choses ont déjà été tentées sur le covoiturage du quotidien et chaque projet est l’occasion  de créer des équipes de covoiturage mais comment, selon vous, assurer un service continu en la matière pour être certain d’avoir une masse critique suffisante en permanence ?

Cela fait 15 ans que nous faisons des mesures incitatives, “Si vous venez en covoiturage, nous changeons vos essuie-glaces, vos pneus…” Maintenant, nous jouons encore la carte incitative pour engager à pratiquer le covoiturage, avec des voies rapides urbaines réservées aux covoitureurs, des passages plus rapide aux péages, l’accès à des parkings qui leurs sont réservés etc. On pourra dès lors aussi envisager de mettre en place des mesures coercitives comme le paiement des places de parking pour ceux qui ne font pas d’efforts…

Le CEA est une entreprise. Quelles sont ses intérêts propres qui justifie de consacrer beaucoup de temps et d’énergie sur ces questions? Quel est le budget annuel global (ressources internes et prestations externes) que cela représente pour le CEA? Quel retour sur investissement est attendu qui puisse donner envie à d’autres entreprises de s’engager elles aussi plus fortement ?

Le CEA Grenoble, est une petite ville de 70 hectares qui accueille plus de 6000 personnes quotidiennement sur son site et qui a mis en place une réelle stratégie de Responsabilité sociétale.

Nous consacrons l’essentiel de nos recherches au développement des nouvelles technologies, dans les domaines de l’énergie, de la santé, de l’information et de la communication. Nos actions s’inscrivent depuis de longues années dans l’effort européen et national de réduction de notre dépendance aux énergies fossiles et de limitation des émissions de gaz à effet de serre.

C’est donc tout naturellement que nous nous sommes lancés il y a déjà 16 ans dans la mise en  place d’un Plan de Déplacements. En conjuguant les besoins de déplacements domicile-travail, intra-site et trajets professionnels, nous avons développé une batterie impressionnante de mesures incitatives. Comme plus de la moitié de nos salariés viennent en transport en commun, nous avons créé des cheminements piétonniers couverts, mis à disposition une flotte de 1000 vélos de service et 3 navettes électriques qui emmènent les personnes à leur travail le matin et les ramènent aux stations de TC le soir.

Bien entendu certains sujets comme le covoiturage méritent d’être traités à plusieurs, c’est pour cela que nous avons créé le PDIE en 2014 après 3 années de travail en commun sur la sécurité, la communication et des animations.

Nous ne pouvons pas définir le budget annuel global que cela représente pour le CEA car les actions du PDE sont mutualisées au sein des services généraux ce qui permet de fortes économies. cela comprend autant les abondements aux TC, que les kits de sécurité pour les cyclistes, mais aussi tous les aménagements routiers et la signalétique.

Avec une règle prioritaire : la sécurité. En travaillant sur les changements d’usage, nous travaillons beaucoup sur la prévention. A priori les établissements du PDIE font partie des trop rares entreprises à dépenser de l’energie dans la sécurisation des trajets domicile-travail

Je terminerai sur un exemple représentatif de l’apport d’une mesure incitative du PDE. Nous avons développé l’usage de l’auto-partage pour, au début, des usages privés. Puis nous l’avons étendu aux usages professionnels pour des trajets correspondant parfaitement à ce type de service. Et pour certaines missions, nous divisons par 2 les kilomètres effectués en permettant aux salariés de prendre un véhicule directement depuis leur domicile. 2 fois moins de risques, 2 fois moins de dégagement de CO2.

LÉMAN : DE BONNES SURPRISES POUR LE MÉTA-MOTEUR DE RECHERCHE UNIQUE DÉDIE AU COVOITURAGE AUTOUR DU BASSIN LÉMANIQUE !

Covoiturage Leman.org

Covoiturage-leman.org est un moteur de recherche unique qui permet de recenser et de mutualiser toutes les offres de covoiturages dans les alentours du Bassin Lémanique, c’est à dire la zone transfrontalière Franco-Suisse, qui se délimite aux départements de l’Ain, de la Haute-Savoie en France, et aux cantons de Genève, de Vaud et du Valais pour la Suisse.

Le site, sorti courant septembre 2015, est né dans le cadre du Programme de Coopération Territoriale Européenne INTERREG France-Suisse. Il s’agit d’un programme européen de coopération transfrontalières.

Un projet né de l’association entre Covivo et l’agence Native

C’est le GLCT (Groupement Local de Coopération Transfontalière), qui exerce une mission d’orientation, de priorisation et de suivi des réalisations sur les thématiques transfrontalières à l’échelle du Grand Genève, qui a fait appel à la collaboration entre Covivo, et l’agence Native, pour la réalisation de cette plateforme.

L’agence Native s’est alors attelée à la création du site, du point de vue graphique et ergonomique. Native s’est rendue célèbre dans le milieu du covoiturage pour sa campagne d’affichage pour le Grand Lyon. Covivo, a quant à elle développé le module de recherche de covoiturages pour lequel tout l’enjeu résidait à rendre compatible l’interrogation de plusieurs bases de données au fonctionnement parfois très divergent.

Quels sont les plateformes de covoiturage concernées ?

Parmi les sites qui sont mutualisés sur covoiturage-leman.org, nous retrouvons ceux qui concernent la Suisse : l’Arc jurassien, Ziplo, Zimeysa, et e-covoiturage, et ceux concernant la France avec celui de l’Ain,  de la Haute-Savoie,

Covoiturage-leman.org en quelques chiffres

Depuis sa sortie en septembre 2015, la plateforme de mutualisation a connu pas moins de 22 000 recherches, 450 000 résultats proposés, ainsi que 5500 contacts qui ont échangés des messages pour covoiturer. Des chiffres encourageants pour le Programme de Coopération Territoriale Européenne INTERREG, et pour la coopération transfrontalière.

Quant aux villes de départ et d’arrivée les plus recherchées ? Sans surprise, Genève arrive en première position, suivi d’Annecy et de Lausanne.

Ainsi au delà de favoriser le covoiturage, l’outil pourrait aussi devenir un outil d’étude sur les besoins des covoitureurs et les cibles à adresser en termes d’animation et de communication.

INTERVIEW DE M.JARRY DE LA RÉGION AUVERGNE-RHÔNE-ALPES SUR LEUR(S) NOUVELLE(S) PLATEFORME(S) DE COVOITURAGE : COVOIT’OùRA!

Covoit'Oùra

La plateforme de covoiturage Covoit’OùRA! et ses sites “clones”, accessibles depuis le 2 mars 2016, tendent à devenir les portails de référence du covoiturage en Auvergne-Rhône-Alpes. Ce projet a été mené en collaboration avec la Région en donneur d’ordre, Covivo, pour l’aspect dit “technique”, et Mon UniVert, pour la partie “graphisme”.

Le projet regroupe divers partenaires :  les huit départements (Ain, Ardèche, Drôme, Isère, Loire, Rhône, Savoie et Haute-Savoie) et les Agglomérations du Pôle Métropolitain (Grand Lyon, Saint-Etienne Métropole, Vienne Agglo et la Communauté d’Agglomération Porte de l’Isère) et Valence-Romans-Déplacements.

L’objectif ? La mise en oeuvre d’une plate-forme régionale de covoiturage, afin de créer une base “commune”, la plus conséquente possible, et ainsi permettre le maximum de mise en relations entre des passagers et des conducteurs. Et pourquoi pas atteindre la fameuse masse critique ?

Interview avec M.Jarry, de la Région Auvergne-Rhône-Alpes :

La réalisation d’un cahier des charges avec autant d’intervenants a t-il été un exercice difficile ?

Non cela n’a pas été un exercice difficile mais plutôt long. La démarche a commencé à émerger en 2011 et la sortie du site a été faite en 2016, le projet a donc mis 5 ans à voir le jour.

Nous avons dû faire le bilan de toutes les fonctionnalités “intéressantes” parmi les sites préexistants de l’ensemble des partenaires, pour proposer ensuite un site final “idéal”. Nous avons donc agrégé tout le monde sur la même problématique. La Région a quand même eu recours à une assistance à maîtrise d’ouvrage pour écrire le cahier des charges. Cela nous a permis d’avoir une tierce partie dans le sujet et cette “autorité indépendante” extérieure a notamment facilité le travail avec les partenaires. Cela nous a apporté une expertise plutôt favorable au développement du projet.

Le regroupement des bases de données est au cœur du projet, les partenaires ont ils été moteurs, et ont-ils appuyé dans ce sens ?

Oui bien sûr, c’est la base du projet. Ce n’était pas évident, nous nous sommes posés la question de privilégier une simple interopérabilité, c’est à dire que chaque partenaire conserve sa base de données de covoiturage mais que les bases de données communiquent entre elles. Mais nous tenions à ce qu’il puisse malgré tout y avoir un service complet au niveau régional. La mutualisation nous semblait être la piste à privilégier et la loi NOTRe nous a conforté dans ce choix.

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Certains partenaires participent au projet à travers une interopérabilité, c’est-à-dire une communication des sites avec une base de données séparée, est-ce un pas vers un partenariat plus fort ensuite ?

La question de l’interopérabilité ne s’est pas posée tout de suite et nous avons échangé avec les partenaires sur ce sujet en cours de projet. Certains d’entre eux étaient réticents à l’idée de développer un outil commun au départ, mais l’interopérabilité leur a permis d’avoir une autre vision de la mutualisation, du partage de données tout en gardant une base de données indépendante.

Le projet OùRA! outil billétique et calculateur d’itinéraires, auquel 27 AOT participent, a aussi contribué à lever les réticences, grâce à une expérience réussie de travail commun.

Les partenaires les plus frileux ont donc pu entrer dans le projet notamment via l’interopérabilité qui est un compromis entre la mutualisation complète et l’indépendance radicale grâce à un “simple partage” des annonces de covoiturage.

L’idée fondamentale restait de faire adhérer tout le monde avec des modalités variables pour effacer les résistances. Nous avons donc proposé à la fois des clones personnalisés et des sites en interopérabilité.

Le graphisme du site a t-il aussi un rôle à jouer dans la réussite du projet ?

Nous trouvions important de séparer la prestation communication et la prestation technique pour que chacun ait sa propre expertise.

Le prestataire “com” apporte son regard extérieur pas trop “technique” et son expertise sur le graphisme et la convivialité, et le prestataire technique apporte lui ses contraintes et son expérience sur le covoiturage. Cette collaboration permet donc d’obtenir un outil de qualité à la fois sur le graphisme et à la fois sur la technique.

Les deux prestataires ont travaillé en étroite collaboration et nous pouvons dire aujourd’hui que le travail a été mené à bien avec des idées fortes des deux côtés.

Nous avons le sentiment d’une réussite aujourd’hui, car nous n’avons reçu aucune remontées négatives de la part de nos partenaires, ou d’utilisateurs mécontents.

Avez-vous prévu des phases de communication et d’animation de la plateforme ?

Oui bien sûr. Nous avons convenu dans la convention de partenariat de laisser à chaque niveau territorial le soin de faire la communication et l’animation du réseau sur son propre territoire. La Région offre l’outil et les partenaires font l’animation.

Dans un deuxième temps, la Région a bien prévu de faire de la communication, mais confie aujourd’hui aux partenaires locaux le soin d’engager ces opérations de communication.

COVISHARE ROULEZMALIN : L’APPLICATION MOBILE DE PLUS EN PLUS SOLLICITEE

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Nous vous présentions déjà dans un article précédent la sortie de notre application de gestion de partage de frais entre covoitureurs : “CoviShare par RoulezMalin”.

Pour rappel, c’est une application mobile pratique et entièrement gratuite sur iPhone, créée en 2015 par Covivo, et qui permet de simplifier la vie des covoitureurs. En effet, elle répond à toutes les questions que les covoitureurs se posent pour partager les frais: quelle somme doit verser chaque passager ? Comment calculer les frais de péages ? de carburant ?

Spécificités de CoviShare

Ainsi, lors de son utilisation, l’application divisera équitablement les frais du covoiturage entre les différents passagers, afin de réaliser une estimation rapide du coût de chacun, pour un trajet. Nous retrouvons ainsi un calcul automatique des distances avec interface cartographique, une liste des dépenses par covoitureur, un historique de paiement, la possibilité d’entrer des surcoûts par passagers selon leurs bagages ou s’ils ont des animaux, de calculer les frais de péages, mais aussi un calcul en temps réel des nouveaux itinéraires en cas de modification.

L’application est autant utile en covoiturage occasionnel, qu’en covoiturage régulier ou quotidiens.

Une application mobile unique en son genre

A ce jour, Covishare RoulezMalin est la seule application mobile dédiée au calcul de partage de frais des covoitureurs. Il s’agit de ce fait d’un outil indispensable, qui permet d’éviter des calculs approximatifs.

Son utilisation est également pratique, car l’application est accessible à n’importe quel moment, pour tous les utilisateurs d’iPhone.

Une sortie prochaine sur Android ?

Ces derniers temps, Covivo reçoit de plus en plus de demandes de la part des possesseurs d’appareils Android, pour une sortie sur Google Play. S’il y a suffisamment de demandes, il se pourrait que Covivo envisage une sortie prochaine ou que les sources soient publiées pour qu’un développement libre puisse se faire.

En attendant, vous pouvez télécharger gratuitement la version pour iPhone.

FAURECIA, LE COVOITURAGE POUR LES DÉPLACEMENTS PROFESSIONNELS INTERNATIONAUX !

Faurecia-logo

Faurecia est un équipementier automobile leader mondial de chacune de ses quatre activités : sièges d’automobile, systèmes d’intérieur, extérieurs d’automobile et technologies de contrôles des émissions. Le groupe est aujourd’hui présent dans 34 pays, sur tous les continents sur plus de 300 sites.

C’est fin 2015  que Faurecia a décidé de faire appel à Covivo, afin de développer la plateforme de covoiturage “OttO”, qui sortira en phase de test début juin 2016.

Pour l’occasion, nous avons interrogé Paul Anthoine-Milhomme, Responsable du Projet,  afin de vous éclairer sur les spécificités de l’outil.

Pouvez-vous nous présenter la plateforme de covoiturage « OttO » ?

La plateforme de covoiturage “OttO”, qui sortira début Juin 2016, a une visée internationale. En effet, elle est destinée à tous les employés de Faurecia ayant une adresse mail, c’est-à-dire prêt de 40 000, sur les 100 000 personnes qui travaillent pour le groupe.

La plateforme offre aux employés de Faurecia deux possibilités : d’une part de faire du covoiturage dans le cadre de déplacements professionnels, afin d’assurer les nombreux déplacements vers l’international comme les trajets entre les aéroports et les sites de Faurecia. C’est également un enjeu financier de réduction des coûts.

D’autre part, le but de la plateforme est de développer le covoiturage entre les employés de Faurecia, sur un trajet domicile – travail.

Comment a débuté la collaboration entre Faurecia et Covivo ?

Nous avons mis en concurrence Covivo et d’autres gros opérateurs, mais nous avons décidé de retenir Covivo. Ce qui a délimité notre choix ? Tout d’abord, Covivo a répondu à notre cahier des charges. Ensuite, nous apprécions le fait que Covivo soit une start-up à dimension humaine. Cela peut apporter de l’agilité, de l’intelligence, de la réactivité et une certaine “étincelle” que l’on ne peut pas retrouver chez les “mastodontes”.

Quels ont été les besoins qui vous ont poussé à vouloir utiliser une plateforme de covoiturage ?

Chez Faurecia, nous sommes à l’écoute des nouvelles tendances sur le transport, c’est pourquoi nous nous sommes naturellement tournés vers le monde du covoiturage.

La création de la plateforme “OttO” rentre dans le cadre du projet d’entreprise, qui consiste à faciliter la vie de nos employés, et à créer entre eux des moments et des moyens d’échanges. En effet, en plus des déplacements professionnels, cet outil est important car les industries automobiles ne sont pas en centre ville, et nous souhaitons faciliter la vie de nos employés, en développant le covoiturage entre les employés de Faurecia sur les trajets domicile – travail.

C’est aussi un réel retour sur investissement, car nous opérons énormément de déplacements professionnels. C’est enfin, un outil non négligeable pour l’empreinte écologique.

En quoi la plateforme de covoiturage « OttO » se démarque d’une plateforme de covoiturage comme BlaBlaCar ?

Le modèle économique de Blablacar n’est pas applicable pour « OttO« . Il est basé sur l’organisation du moyen de paiement. “OttO” est une plateforme gratuite, sans flux financiers.

En outre « OttO » a une approche communautaire autour de nos différentes implantations et des flux qu’elles génèrent pour rendre le dispositif incitatif.

Pour en savoir plus sur Faurecia,                                                                             visitez leur site http://www.faurecia.com/fr