2èmes Assises du Développement Durable du Pays de la Déodatie

2èmes assises du développement durable du Pays de la Déodatue le samedi 12 décembre 2009 de 10h à 17h à la Mairie de Corcieux (88).

Programme

10h : Ouverture par les Présidents du Syndicat Mixte et du Conseil de développement du Pays et les personnalités
présentes (Région Lorraine, Conseil Général des Vosges, Ademe, Sous-préfecture).

10h30 : Présentation de tous les chantiers lancés par le Pays par le Vice Président en charge du développement durable

10h45 : Présentation du Plan Climat, du Bilan Carbone et de l’étude ENR par le bureau d’étude Terranergie
11h : Présentation de l’exemple de réseau de chaleur de Beckerich au Luxembourg par le député maire de Beckerich

11h45 : Présentation de la Charte forestière par le CPIE

12h : Présentation de l’étude « Filière bois » par J2B

13h15 : Présentation des projets sur la Biodiversité (guide et panneaux indicateurs) par Patrice Haberer

13h30 : Présentation de l’étude sur la situation de la gestion des déchets dans les Vosges par le SOVOTOM

13h50 : Présentation des différents projets sur le thème du transport (co-voiturage, PDE) par Matthieu Jacquot de Covivo

14h15 : Présentation d’un ensemble concrets d’actions des communautés de communes et des communes du Pays par Christine Lheureux

14h35 : Travaux en ateliers (objectif des ateliers = recueillir l’avis des participants sur les présentations faites en plénière)

  • atelier 1 : Comment répondre localement au défi climatique ?
  • atelier 2 : Quelle forêt pour demain ?
  • atelier 3 : Quelles actions pour la biodiversité
  • atelier 4 : Déchets : moins et mieux ?
  • atelier 5 : Quels dispositif pour les entreprises. Quels nouveaux outils monétaires (collectivités, entreprises, associations…) ?

16h15 : Restitution des ateliers

16h45 : Signature de la charte d’engagement du Pays

Covivo intervenant à Mobilis 2009 – Covoiturage dynamique et mobilité péri-urbaine

Covivo animera l’atelier A3: Solutions de mobilité péri-urbaine : comment concilier flux diffus et mobilité durable ?

Le mardi 17 novembre à Belfort.

Les défis du co-voiturage et du transport à la demande (organisation, intermodalité, accès à l’information, sécurité des déplacements…)
Intervenants : Nicolas Tronchon (TRANSWAY) – Bruno Duède (La Poste) – Jean-Louis Bertrand (MOBILIBRE) – Matthias Gather (Erfurt University of Applied Sciences) – Giorgio Ambrosino (GA Consultancy) — Matthieu Jacquot (COVIVO).

Grève RER B: le covoiturage avec Covivo peut vous aider

La grève est annoncée pour ce lundi 9 novembre avec seulement 20% des RER qui devraient circuler alors que 400 000 voyageurs l’empruntent chaque jour. La solution de covoiturage Covivo permet une rencontre entre conducteur et passager optimisée quelque soit l’origine et la destination: si une portion du trajet (comme entre 2 stations RER) vous est commune, Covivo vous met en relation et gère pour vous le partage des frais: inscrivez vous!

Le SCoT : outil prospectif pour une mobilité durable?

Le glissement sémantique de la notion de transport à la notion de mobilité est caractéristique de la révolution de notre rapport aux distances et au temps en un siècle. Là où la vie était rythmée par le seul travail autour duquel s’organisait toute la vie sociale y compris le logement à proximité, aujourd’hui nos activités sont désynchronisées et éclatées sur le territoire compte tenu de l’accessibilité (infrastructures du déplacement et des NTIC) et des vitesses de déplacement. Ainsi quand nous parcourions 5km/jour en moyenne il y a un siècle, nous en faisons 45 aujourd’hui. Malheureusement ces kilomètres sont fortement « carbonés » ce qui oblige à repenser le « toujours plus vite, plus loin et plus individualisé ».
« Face au temps, la vitesse procure un sentiment de libération, de fuite qui nous dispense de la question du sens et du but du voyage et nous rend souvent incapables de penser le futur » (Luc GWIAZDZINSKI dans La ville 24h/24). Pourtant l’enjeu est bien là, face à la disparition des distances, comment penser les territoires en fonction de l’usage du temps de leurs habitants et des conséquences pour la planète (35% de nos émissions de CO2 sont dues aux transports)?
Le SCOT est l’outil support de cette réflexion qui peut être structurant avec une culture de l’infrastrucure lourde qui doit être réorientée en fonction des usages: c’est à dire que les moyens (voiture, train, vélos…) importent moins que les services (autopartage, covoiturage, intermodalité, télépaiement, vélOstan…). Sans une politique de l’offre
adéquate et cohérente d’un bout à l’autre du territoire, compte tenu du nombre d’acteurs par exemple aux compétences transports, il sera impossible de répondre aux nouveaux besoins de mobilité durable sans dégrader l’attractivité du territoire. Il s’agit d’encourager un développement multipolaire en grappe pour le SCOT Sud 54: autonomie (y compris en terme de mobilité) des grains mais continuité autour des tiges supports.
En covoiturage par exemple, cela passe par la limitation du nombre de places de parking par entreprise et logement et le déploiement de point de rendez-vous matérialisés, de petits parking aux carrefours routiers, de voies réservées sur les routes aux transports collectifs et aux covoitureurs, de plateformes intermodales avec des places de parking réservées et/ou une billetique unique, d’outils et services multimedia d’information interconnectés mis à jour en temps réel, d’une modulation des péages éventuels en fonction du taux d’occupation des véhicules… qui seront autant de mesures structurantes incitatives et permises (sans toutefois être contraignantes) par les lois Grenelle.
Le covoiturage est appelé à se développer mais aucune collectivité n’a aujourd’hui de légitimité sur le SCOT sud 54 pour le structurer: peut être qu’une autorité métropolitaine de mobilité durable aux compétences élargies en termes d’organisation et de coordination des transports collectifs s’imposera et gagnera cette légitimité.

Un extrait de cet article a été publié dans la newsletter du SCot Sud 54 (Meurthe et Moselle).

Recycler l’huile végétale plutôt qu’utiliser une huile minérale

C’est le pari de Lorrainenergies (collecte d’huiles alimentaires usagées), lauréat aux côtés de Covivo. Ils ont déjà récoltés 33000 litres d’huile de friture sur le bassin lorrain aidant ainsi les organisations à se mettre aux normes qui interdisent à juste titre le rejet dans les canalisations. Malgré les normes, les coûts d’enlèvement étant élevés, toutes les entreprises ne se plient pas toujours à la réglementation en vigueur. En donnant une seconde vie à ces huiles usagées par les multiples fritures utilisées en restauration, Lorrainenergies entre dans un processus gagnant-gagnant pour le bénéfice de la planète. Malheureusement avec 10 ans de retard sur nos voisins européens, le traitement se fait pour l’instant en Allemagne car la réglementation française ne le permet pas encore pour l’instant. Mais Lorrainenergies anticipe l’évolution réglementaire et prépare une unité de traitement qui devrait aussi permettre d’obtenir une huile utilisable par les tronçonneuses dont la consommation annuelle française d’huile minérale est de 1 million de litres. La Lorraine avec les Vosges ayant une tradition forestière développée, voilà un circuit court complet de production-recyclage-consommation qui montre que c’est possible à l’échelle industrielle même si le secteur est de niche. Du moteur de tronçonneuse au moteur de voiture, le pas n’est pas encore franchi mais que cela ne nous prive pas de manger des frites!