Le SCoT : outil prospectif pour une mobilité durable?

Le glissement sémantique de la notion de transport à la notion de mobilité est caractéristique de la révolution de notre rapport aux distances et au temps en un siècle. Là où la vie était rythmée par le seul travail autour duquel s’organisait toute la vie sociale y compris le logement à proximité, aujourd’hui nos activités sont désynchronisées et éclatées sur le territoire compte tenu de l’accessibilité (infrastructures du déplacement et des NTIC) et des vitesses de déplacement. Ainsi quand nous parcourions 5km/jour en moyenne il y a un siècle, nous en faisons 45 aujourd’hui. Malheureusement ces kilomètres sont fortement « carbonés » ce qui oblige à repenser le « toujours plus vite, plus loin et plus individualisé ».
« Face au temps, la vitesse procure un sentiment de libération, de fuite qui nous dispense de la question du sens et du but du voyage et nous rend souvent incapables de penser le futur » (Luc GWIAZDZINSKI dans La ville 24h/24). Pourtant l’enjeu est bien là, face à la disparition des distances, comment penser les territoires en fonction de l’usage du temps de leurs habitants et des conséquences pour la planète (35% de nos émissions de CO2 sont dues aux transports)?
Le SCOT est l’outil support de cette réflexion qui peut être structurant avec une culture de l’infrastrucure lourde qui doit être réorientée en fonction des usages: c’est à dire que les moyens (voiture, train, vélos…) importent moins que les services (autopartage, covoiturage, intermodalité, télépaiement, vélOstan…). Sans une politique de l’offre
adéquate et cohérente d’un bout à l’autre du territoire, compte tenu du nombre d’acteurs par exemple aux compétences transports, il sera impossible de répondre aux nouveaux besoins de mobilité durable sans dégrader l’attractivité du territoire. Il s’agit d’encourager un développement multipolaire en grappe pour le SCOT Sud 54: autonomie (y compris en terme de mobilité) des grains mais continuité autour des tiges supports.
En covoiturage par exemple, cela passe par la limitation du nombre de places de parking par entreprise et logement et le déploiement de point de rendez-vous matérialisés, de petits parking aux carrefours routiers, de voies réservées sur les routes aux transports collectifs et aux covoitureurs, de plateformes intermodales avec des places de parking réservées et/ou une billetique unique, d’outils et services multimedia d’information interconnectés mis à jour en temps réel, d’une modulation des péages éventuels en fonction du taux d’occupation des véhicules… qui seront autant de mesures structurantes incitatives et permises (sans toutefois être contraignantes) par les lois Grenelle.
Le covoiturage est appelé à se développer mais aucune collectivité n’a aujourd’hui de légitimité sur le SCOT sud 54 pour le structurer: peut être qu’une autorité métropolitaine de mobilité durable aux compétences élargies en termes d’organisation et de coordination des transports collectifs s’imposera et gagnera cette légitimité.

Un extrait de cet article a été publié dans la newsletter du SCot Sud 54 (Meurthe et Moselle).

Recycler l’huile végétale plutôt qu’utiliser une huile minérale

C’est le pari de Lorrainenergies (collecte d’huiles alimentaires usagées), lauréat aux côtés de Covivo. Ils ont déjà récoltés 33000 litres d’huile de friture sur le bassin lorrain aidant ainsi les organisations à se mettre aux normes qui interdisent à juste titre le rejet dans les canalisations. Malgré les normes, les coûts d’enlèvement étant élevés, toutes les entreprises ne se plient pas toujours à la réglementation en vigueur. En donnant une seconde vie à ces huiles usagées par les multiples fritures utilisées en restauration, Lorrainenergies entre dans un processus gagnant-gagnant pour le bénéfice de la planète. Malheureusement avec 10 ans de retard sur nos voisins européens, le traitement se fait pour l’instant en Allemagne car la réglementation française ne le permet pas encore pour l’instant. Mais Lorrainenergies anticipe l’évolution réglementaire et prépare une unité de traitement qui devrait aussi permettre d’obtenir une huile utilisable par les tronçonneuses dont la consommation annuelle française d’huile minérale est de 1 million de litres. La Lorraine avec les Vosges ayant une tradition forestière développée, voilà un circuit court complet de production-recyclage-consommation qui montre que c’est possible à l’échelle industrielle même si le secteur est de niche. Du moteur de tronçonneuse au moteur de voiture, le pas n’est pas encore franchi mais que cela ne nous prive pas de manger des frites!

Covivo dans le palmarès de la fête des lauréats

Nominé 2 fois sur les 7 catégories, Covivo a décroché le prix de l’innovation après avoir été nominé dans la catégorie développement durable. C’est M.Vincent BARBARAS, délégué régional d’ EDF qui a remis ce prix en soulignant l’intérêt qu’il portait pour les services proposés par Covivo dans le cadre des plans de déplacements (PDE) au delà des solutions de covoiturage dynamique grâce au GPS.

C’est Claude BEBEAR, Président d’Honneur d’Axa Groupe qui parrainait cette cérémonie organisée par le Réseau Entreprendre Lorraine.
Cette association, constituée de chefs d’entreprise, accompagne des projets sélectionnés, non seulement avec un prêt d’honneur pouvant aller jusqu’à 90 000 € mais aussi avec un accompagnement bénévole de la part de ses membres envers les créateurs ou repreneurs d’entreprise. Cette année, sept entreprises ont été retenues pour un prêt d’honneur entre 7000 et 45000 euros : Activ’interim 88 (intérim pour des PME), Lorrainenergies (collecte d’huiles alimentaires usagées), CMV (chaudronnerie), Arketeam (services en informatique), Peintures Breton, Flavien Lacroix et Covivo.

COVIVO lauréat 2009 du Réseau entreprendre

Covivo vous donne rendez-vous à la fête des lauréats à Nancy le 27 octobre 2009 à partir de 18h30.

Claude BEBEAR, Président d’honneur du groupe AXA, fait l’honneur de participer à la Fête des Lauréats et d’être le Parrain de la Promotion 2009.

Le Palais des Congrès  vous ouvrira ses portes pour venir découvrir Covivo et tous les nouveaux lauréats.

Contactez-nous pour vous faire remettre une invitation à l’entrée.

Des déplacements urbains plus écologiques en Europe

Des déplacements urbains plus écologiques en EuropeLa Commission européenne a proposé et adopté mercredi un plan d’action global qui recense vingt mesures concrètes visant à aider les autorités locales, régionales et nationales à atteindre leurs objectifs de mobilité urbaine durable. Ce plan d’action fait suite au livre vert sur la mobilité urbaine adopté le 25 septembre 2007.La Commission cite plusieurs éléments ayant des répercussions négatives sur l’économie de l’UE et sur le bien-être de ses citoyens, parmi lesquels on trouve, l’encombrement des villes, les accidents de la route, la pollution atmosphérique et la consommation énergétique.

Plus de 70 % de la population de l’UE vit en agglomération
et environ 85 % du PIB européen est généré dans les villes. La circulation urbaine représente quelque 40 % des émissions de CO 2 et 70 % des émissions d’autres polluants atmosphériques dues au transport routier. De plus, un accident routier mortel sur trois se produit en zone urbaine.A ce sujet, le Vice-président, M. Antonio Tajani, chargé des transports, a déclaré: « je suis heureux de présenter aujourd’hui cet ensemble complet de mesures en matière de mobilité urbaine. C’est la première fois que la Commission propose une série d’actions concrètes en faveur de déplacements urbains plus simples, plus écologiques et mieux organisés. Les mesures proposées encourageront et aideront les villes à résoudre les problèmes qu’elles rencontrent. Elles seront mieux informées et mieux équipées. »

Le plan d’action contient une série de propositions comme l’amélioration des droits des voyageurs dans les transports publics urbains, le soutient de projets de recherche et de démonstration, (ex. véhicules peu ou pas polluants), l’établissement des liens entre la mobilité urbaine et les politiques existantes de l’UE en matière de santé, de cohésion et de handicap, etc.

Source: commission européenne.