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Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie

Consommation collaborative : les français et le covoiturage

Les pratiquants de covoiturage : des consommateurs hyper-mobiles cherchant à s’engager plus pour la société et l’environnement.

Hyper-mobiles

Hyper-mobiles, les pratiquants de covoiturage sont loin d’être dans l’exclusivité lorsqu’il s’agit de se déplacer. Au contraire ! Ils mixent tous les types de transports, qu’ils soient individuels ou en commun, traditionnels (voiture) ou plus émergents (vélo ou voiture en libre-service).

Une bonne partie de leurs activités quotidiennes est effectuée en situation de mobilité : qu’il s’agisse de manger, communiquer, ou encore se divertir. Leur smartphone est leur objet nomade par excellence : ils l’utilisent pour communiquer de multiples façons (voix, vidéo, texte) et ont une consommation de média et divertissement sur smartphone déjà bien plus développée que la population moyenne.

Consommation collaborative : les français et le covoiturage
Consommation collaborative : les français et le covoiturage

Interactions sociales et engagement

Etant souvent par monts et par vaux, les pratiquants de covoiturage ont une vie sociale riche : ils passent du temps avec des amis, sortent beaucoup dans les cafés, bars, restaurants, se rendent à des spectacles et concerts.

Un autre aspect de leur vie sociale tient à leur engagement associatif ou bénévole. Ils se montrent désireux de prendre part à des démarches plus collectives et sensibles à la question environnementale.

Caractéristique personnelle clé : la découverte

Ils sont notamment de gros consommateurs d’informations sur Internet (presse en ligne, blogs…) et n’hésitent pas à relayer l’information via Internet.

Dans leur consommation, leur goût de la découverte se traduit par le fait qu’ils ont déjà recours à la location (recours à des sites de location ou d’échange, location de DVD…)

D’après une étude d’IPSOS datant de Janvier 2013 sur la consommation collaborative en France en partenariat avec l’ADEME.

Le fichier complet est consultable sur le site de l’ADEME.

Votre empreinte carbone avec la nouvelle Base Carbone

L’ADEME a développé une base de données unique, tentant d’harmoniser l’ensemble des données exploitables : la Base Carbone.

L’objectif est de réussir à structurer progressivement une comptabilité environnementale.

Le Grenelle de l’environnement impose à certaines organisations la réalisation de bilans gaz à effet de serre (GES) : 4000 personnes morales publiques/privées sont soumises à l’obligation, à renouveler tous les trois ans; il en va de même pour près de 300 collectivités.

Recensant plus de 1 300 facteurs d’émissions pour la France métropolitaine, la Base Carbone® permet de convertir des activités (acheter une tonne de papier ou effectuer un trajet en bus par exemple) en kilogrammes équivalent CO2. Ces facteurs d’émissions sont complétés par plus de 1 000 données sources (consommation moyenne des logements, taux de recyclage de l’acier, etc.).

Néanmoins la base doit encore être alimentée et les variables ne peuvent pas toujours être fixées sauf par approximation comme les émissions d’un parc de véhicules ou les réductions à mesurer grâce au covoiturage ou au renforcement de la pratique de l’écoconduite. Cela dit, au niveau macro, et afin de mesurer des évolutions, l’outil conserve toute sa pertinence.

Comment faire ?

Concrètement, il suffit de s’inscrire sur le site www.basecarbone.fr pour en consulter les données et échanger sur les valeurs proposées grâce au forum de discussion.

Bilan carbone : nouvelles dispositions quant à son caractère obligatoire

D’ici le 31 décembre 2012, les entreprises de plus de 500 salariés, les collectivités territoriales de plus de 50 000 habitants et les établissements publics de plus de 250 agents, auront à réaliser un premier bilan obligatoire de leurs émissions de gaz à effet de serre (GES).

Si les bilans carbone diagnostiquent avant tout les pertes énergétiques liées à l’habitat et les modes de production (surtout vrai dans les entreprises industrielles), ils s’attaquent aussi aux déplacements des salariés dont on peut considérer qu’ils sont parfois un outil de production dans la mise en oeuvre des politiques locales. Ainsi bilan Carbone et PDE ou PDA relèvent d’une même logique de diagnostic et d’analyse afin de limiter nos dépenses en CO2. Ainsi si le nombre de bilans carbone augmente, il y a fort à parier que le nombre de plans d’actions PDE augmente aussi.

Dans ce contexte, l’ADEME voit son rôle et ses missions d’expertise auprès des pouvoirs publics se renforcer notamment sur les méthodes liées aux bilans de gaz à effet de serre.

Il est donc aujourd’hui nécessaire d’une part, d’accélérer et de pérenniser le développement du Bilan Carbone®, démarche de diagnostic GES la plus utilisée et créée par l’ADEME et d’autre part, de faire en sorte que l’Agence puisse répondre pleinement à ses nouvelles missions.

Ainsi l’ADEME cède le Bilan Carbone® à l’Association Bilan Carbone (ABC), association multipartite, rassemblant collectivités, entreprises et sociétés de conseils.

D’après REEL (Réseau Entreprises Environnement)

L’évaluation nationale des PDE – Le covoiturage en France : état des lieux et perspectives

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Quelques enseignements retenus des présentations effectuées :

L’évaluation nationale des PDE d’après l’exposé de Laurent JARRY (ADEME)

Les enjeux pour une entreprise engagée dans une démarche PDE sont de plusieurs ordres : organisationnel, social, économique et environnemental.

On constate aujourd’hui une croissance du nombre de PDE, mais une diminution du nombre de démarches nouvelles lancées chaque année, avec de surcroit de forte disparités régionales, tant sur le nombre de démarches que sur le nombre d’emplois concernés.

L’existence de PDE est semble-t-il fortement corrélée à l’existence d’une structure de Conseil en Mobilité (CeM).

La mise en chantier d’un PDE reste une démarche essentiellement urbaine, même si des expériences en milieu périurbain et rural se font peu à peu jour.

Cette démarche n’est plus aujourd’hui l’apanage du secteur privé et des collectivités locales mais concerne aujourd’hui tous les types de structures.

L’engagement de ce type de démarche est aujourd’hui majoritairement motivé par des considérations relatives à l’image associée à l’engagement pour le respect de l’environnement, ou imposé par des contraintes d’accessibilité ou de stationnement.

Les actions mises en oeuvre ou planifiées concernent essentiellement la promotion des transports en commun, l’encouragement au covoiturage et la redéfinition de l’offre de stationnement (VL et vélo). Le changement modal qui en résulte apparaît toutefois relativement modeste.

Le covoiturage en France : état des lieux et perspectives

d’après l’exposé de Florence SAINT PAUL (CETE du SUD-OUEST)

La prédominance écrasante de la voiture particulière dans les modes de déplacements, conjuguée au faible taux d’occupation des véhicules, génère des coûts sociaux (budget des ménages) et environnementaux (émissions de CO2) considérables.

Le covoiturage constitue en France une pratique ancienne qui se développe sous l’impulsion de nouveaux outils de communication, selon l’éventail proposé par les nouvelles technologies d’information et de communication (NTIC).

La nécessité d’une remise en question de ses propres habitudes, la crainte de l’inconnu et l’introduction de contraintes nouvelles, notamment en matière d’horaires, figurent parmi les freins à la pratique du covoiturage habituellement mis en évidence, lesquels font que le nombre de covoitureurs est encore relativement modeste.

Les expériences menées montrent que le développement de cette pratique passe par une communication adaptée visant notamment à lutter contre les freins psychologiques et la mise en oeuvre d’actions d’accompagnement (organisation de facilités de stationnement), l’ensemble intégrant l’ensemble des déplacements, tant privés que professionnels.

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D’après synthèse fournie par la DREAL

Le covoiturage et les plans de déplacements d’entreprise en Limousin

Cette demi-journée d’information et d’échanges, organisée le 1er juillet par la DREAL en collaboration avec l’ADEME, a réuni une trentaine de représentants d’entreprises (LEGRAND, LECLERC, SICAME, SNCF, CHARAL, CHU,…) et d’institutionnels (CCI, CG, AGGLO, DDT, …) de la région autour de la thématique du covoiturage et des plans de déplacements d’entreprise et d’administration (PDE, PDA).

A partir de bilans nationaux sur la réalisation des PDE et sur le covoiturage, de retours d’expériences sur des actions spécifiques :

  • COVOITUVAL, offre de covoiturage, notamment domicile travail, à l’échelle d’un territoire en Midi-Pyrénées,
  • COVIVO, un covoiturage dynamique fonctionnant en Isère permettant de faire du covoiturage en temps réel grâce à la téléphonie mobile de type smartphone,

d’ expériences locales :

  • aires de covoiturages réalisées et prévues dans la région,
  • réalisation du PDA des Administrations de la Ville de Tulle,
  • réalisation d’une enquête déplacement pour le PDIE d’une zone d’activité à Brive (Synergie ouest),
  • le PDE de la Poste , site du Mas Loubier à Limoges,

et des échanges avec les participants, cette  action, organisée dans le cadre de la convention « Action Climat » a permis d’enrichir la connaissance des acteurs sur ces thématiques et d’en cerner les points forts et les points faibles afin d’en dynamiser les actions pour favoriser leur développement en région. La mutualisation et l’organisation d’échanges dans le cadre d’un réseau constituent des attentes qui sont ressorties des débats.

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D’après DREAL Limousin