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Le progrès, jusqu’où ? Et les applications de mobilité ?

Les progrès scientifiques et techniques dans le numérique et les applications de mobilité ne nous dédouane pas d’une réflexion éthique associé, c’est pourquoi nous relayions avec plaisir cet article.

Quelques notes de la conférence de clôture du Parlement des Entrepreneurs d’avenir / Acteurs de l’Économie (Lyon, 25/11/14)

Laurent Alexandre – Chirurgien-urologue, éditorialiste au Monde, créateur du site doctissimo.fr et de la société de séquençage d’ADN DNA Vision

Franck Debouck – Directeur de l’École Centrale de Lyon

Thierry Magnin – Recteur de l’Université Catholique de Lyon

Les progrès technologiques font-ils progresser l’Homme ?

Se dépasser est inscrit dans le cerveau et l’ADN des humains.

Des sagesses régulent ces pulsions en les inscrivant, hors de l’immédiateté, dans une perspective favorable au collectif.

Les progrès technologiques sont de plus en plus rapides, l’accès aux technologies de moins en moins couteux, leur diffusion accélérée par la concurrence internationale entre les entreprises (Notamment les GAFAM : Google, Amazone, Facebook, Apple, Microsoft)

Exemples :

  • Google prétend qu’en 2035 des implants cérébraux permettront de se connecter plus facilement à Internet

  • le cout de séquençage de l’ADN a été divisé par 3 millions en 10 ans. Les technologies NBIC seront bientôt presque gratuites. (Nano-Bio-Information-Communication)

Il y a peu d’analyse critique sur les progrès technologiques. (Ex : le cœur artificiel peut aussi conduire au transhumanisme).

La réflexion éthique est en retard sur la vitesse d’apparition des technos, notamment NBIC.

L’éthique est le mouvement de la liberté qui cherche une vie bonne dans la sollicitude envers autrui et dans un juste usage des institutions publiques. (Paul Ricoeur)

Contre l’omnipotence des technologies : peut-être le besoin des humains de se rencontrer.

La performance technologique ne suffit pas à combler la personne.

Par exemple, la crise de recrutement de scientifiques s’ancre peut-être dans la peur de ne pas voir vers quoi conduisent les sciences dures ?

Si l’Union Européenne est en retard technologique faute d’une politique de soutien réel, elle ne sera pas propriétaire des technologies. Elle devra les importer – avec l’éthique du vendeur …

Heureusement, l’UE impose un volet « sciences sociales » dans les projets de R&D techno qu’elle finance.

Quel scénario pour notre Vieux continent ?

  • Vassalisé par l’Inde, les USA, la Chine, à cause d’un retard techno ?

  • Régulateur éthique face aux dérèglements des technologies ?

  • Territoire de progrès social ?

En 2030, les robots et l’intelligence artificielle auront radicalement changé les métiers des humains. Par exemple : tous les gestes infirmiers seront assurés par des robots. Tous les diagnostics médicaux aussi.

Dans une société dominée par ces technologies, que faisons-nous des gens lents, peu intelligents … ? Quelles formations inventer ? Quel positionnement face aux machines leur proposer ?

Ces bouleversements ont conduit Microsoft à demander un poste aux Nations Unies …

Mais que penser d’un monde gouverné par des entreprises privées ?

Si une gouvernance mondiale était créée, où se réfugier, si on n’est pas d’accord avec elle ?

Des enjeux clé à venir :

  • Éducation et discernement pour construire d’autres voies pour le progrès que le transhumanisme

  • Distinguer le vivant dans ses fonctionnalités (champ possible du transhumanisme) et le vivant dans ses croyances.

Source : Philippe GARCIN