Archives pour l'étiquette autopartage

Covivo, déjà 5 ans !

En 2009, Matthieu Jacquot et Marc Grojean souhaitaient créer l’auto-stop du XXIème siècle, personne n’y croyait ou si peu… Pour la petite histoire, un dirigeant avait même dit à l’époque aux co-fondateurs, « je vous donne deux ans d’existence, pas plus ». Il est vrai qu’imaginer d’autres formes de mobilité peut relever de l’utopie. Et pourtant, 5 ans après, Covivo est toujours là et emploie actuellement 13 personnes.

En perpétuel renouveau, Covivo quitte sa pépinière natale de Pompey pour emménager dans le centre-ville de Nancy avec Autopi, une autre jeune start’up ambitieuse prônant l’autopartage. Les nouveaux bureaux, situés à proximité de la gare et de la place Carnot, renforcent la volonté de Covivo de favoriser les modes de transports alternatifs.

Cette volonté de stabilité et de croissance pousse l’entreprise à enrichir encore et toujours sa gamme de produits. En exclusivité, notre produit phare pour 2014, le covibook : une plateforme de gestion de flottes automobiles. Cet outil s’adapte sur-mesure aux problématiques de la gestion d’une flotte de véhicules et permet d’optimiser durablement celle-ci ainsi que sa rentabilité en combinant plateforme de réservation et covoiturage.

Contrairement aux idées reçues, Covivo a su évoluer en passant du stade associatif (Resautom) au stade d’une start’up bien implantée dans sa région en moins de 5 ans. Consommer autrement, se déplacer intelligemment, mutualiser les dépenses… telles sont les problématiques actuelles de notre société. Covivo a su trouver sa place en proposant une autre vision de la mobilité. Observons donc avec encore plus d’attention les surprises que nous réservera Covivo pendant ces 5 prochaines années !

Click & Boat lance une plateforme de location de bateaux entre particuliers

Click & Boat, jeune start’up française, lance une plateforme de location de bateaux 100% assurés entre particuliers sur internet.

L’e-commerce a explosé en 10 ans, et si l’avenir était à la consommation collaborative ? Cette nouvelle forme de consommation fondée sur le partage des ressources entre particuliers est en plein essor. Après Airbnb, plateforme de location de logements de vacances, ou BlaBlaCar, entreprise de covoiturage, Click & Boat s’attaque à la location et au partage (Co-navigation) de bateau entre particuliers. Fondée par deux jeunes entrepreneurs de 25 ans, Click & Boat lance son site web et son blog pour développer son activité en France et sur le bassin méditerranéen.

Click & Boat, plateforme spécialisée dans la location de bateaux entre particuliers et propose :

  • de louer son propre bateau pour le rentabiliser et amortir ainsi les charges annuelles (assurance, port, entretien) plutôt que de le laisser dormir au port
  • de trouver un bateau à louer près de chez soi ou sur son lieu de vacances, à un prix très compétitif
  • et d’appartenir à une communauté passionnée par la navigation et soucieuse de protéger les valeurs du nautisme et du partage

Pour la génération Click & Boat, l’usage prédomine sur la propriété et le citoyen devient acteur de son économie ! Grâce à Click & Boat, les bateaux sont partagés, permettant à d’autres utilisateurs d’en profiter, tout en rentabilisant l’investissement initial du propriétaire. D’autre part, le partage de son bateau avec d’autres utilisateurs s’inscrit dans une démarche 100% renouvelable. Le « bateaupartage » (un bateau partagé entre plusieurs personnes) est la meilleure solution pour rentabiliser son bateau, sortir plus souvent et rencontrer des passionnés du monde entier.

Sur le site, dont la version finale sera prête en janvier, les propriétaires peuvent déjà diffuser gratuitement des annonces. Les prix de location tout comme les disponibilités sont fixés par les propriétaires. Les bateaux proposés sur ClickandBoat.com sont 100% assurés par leur propriétaire et pour aller encore plus loin, ClickandBoat propose via son partenaire AXA Yachting Solutions un contrat d’assurance tous risques à la journée. Le site perçoit entre 11 et 15% de commission sur les transactions effectuées.

Click & Boat est l’aventure de deux jeunes entrepreneurs français de 25 ans, débordants d’énergie et prêts à tout pour faire changer les choses.

L’équipe Click & Boat
www.clickandboat.com

Automobile, les usages émergents : covoiturage, autopartage…

Dans un contexte de réduction du budget automobile, les nouveaux modes de consommation automobile séduisent de plus en plus d’automobilistes.
Infographie-automobile-covoiturage-autopartage
Infographie représentant les usages émergents de l’automobile tels que le covoiturage, l’autopartage et la location de voitures entre particuliers

Le covoiturage

30% des automobilistes ont déjà expérimenté le covoiturage. Les hommes constituent la majorité des utilisateurs, surtout parmi les conducteurs. Ces services séduisent en outre davantage les jeunes et CSP+.

Toutefois, plus on monte en gamme dans le véhicule possédé, moins son propriétaire est enclin à franchir le pas du covoiturage.

La location de très courte durée

La notoriété des services de location de très courte durée s’étend progressivement : alors qu’en 2011, 34% des automobilistes ne connaissaient pas ces services, ils ne sont plus que 24% dans ce cas deux ans après.

Il en va de même pour les usages puisque 10% des conducteurs ont déjà eu recours à l’autopartage, contre 1% en 2011. Ces services suscitent davantage l’intérêt des jeunes automobilistes.

La location de véhicules entre particuliers

Drivy, Ouicar, Buzzcar ou encore Deways : depuis 2011, les services de location de voitures entre particuliers se sont multipliés.

Malgré cela, les pratiques restent encore confidentielles. Moins de 5% des automobilistes ont déjà mis en location leur véhicule principal ou secondaire. Les particuliers se montrent encore peu enclins à recourir à ce type de services, par manque de confiance.

Les acteurs qui se positionnent sur ce créneau doivent donc déployer des efforts importants pour lever les appréhensions en mettant en place des garanties et en renforçant leur rôle de tiers de confiance.

Ces résultats sont extraits de l’étude « Consommation automobile : l’impact d’Internet, les usages émergents » (2013). Celle-ci s’appuie sur une enquête en ligne menée auprès de 1 096 automobilistes, au cours du mois de juin 2013.

See on www.ccmbenchmark.com

Normaliser l’échange des données entre les tranports publics et le covoiturage

C’est l’objectif que les opérateurs de covoiturage les plus avancés se sont fixés. Un message reçu 5/5 par le CERTU et le GT7 qui travaille sur les questions de normalisations entre les systèmes d’information des différents AOT en France et pour l’Europe. Si cela se traduit au niveau de l’information voyageurs par des Systèmes d’information Multimodale de plus en plus performants et nombreux, force est de constater que ni la voiture, ni le covoiturage, ni l’autopartage, ni même parfois le vélo ne sont des modes à part entière de ce type de système.

Une lacune à combler et une première étape de franchie pour le covoiturage avec cette étude préalable des besoins de normalisation des données pour le covoiturage. Commandée par le CERU et mise en oeuvre par Aurige, Covivo et Ecoltis, elle fait suite au standard RDEX qui a été mis en place quelques mois plus tôt pour les seuls opérateurs de covoiturage.

«Il faut imaginer une autre intelligence des déplacements»

Interview de Denis Leroy, Vice-Président de la Communauté d’Agglomération de La Rochelle en charge de la Mobilité et des Transports.

La Rédaction : Dans les années 1970, La Rochelle piétonnise son centre-ville, des vélos jaunes sont en libre service ; 1986 : première voiture électrique ; 1999: naissance du premier service d’autopartage ; 2001, création d’une plate- forme logistique ; 2011: expérimentation du cybercar sans conducteur… La Rochelle est l’une des vitrines françaises de la mobilité. Quel est «le secret» pour garder dynamisme et capacité d’innovation dans l’action publique depuis si longtemps ?

D.L. Il y a deux «secrets» : d’abord Michel Crépeau (maire de La Rochelle de 1971 à 1999), un maire visionnaire et concret, qui a su imposer un modèle décalé par rapport aux conceptions de la ville des années 70. À l’époque, la voiture est partout, on construit des rocades, des autoponts, des tours emblématiques dans les centres-villes ; on sépare les fonctions : la ville où on habite et celle où on travaille, ce qui suppose d’utiliser la voiture. À l’inverse le maire de La Rochelle a voulu mettre l’homme au coeur des politiques, d’où une approche décalée de la mobilité, finalement innovante, aujourd’hui référente. Et puis l’Histoire, très prégnante ici. La Rochelle a une tradition de non conformisme. Cette dimension, on la retrouve aujourd’hui par exemple dans nos politiques de déplacement : si on propose aux rochelais une politique innovante, singulière ils sont complices et sont partants !

L.R. À y regarder de plus près, approche multimodale, intermodale et intégration semblent être les trois maîtres mots de votre politique de déplacement… le réseau Yélo et la carte Yélo en somme ! Pouvez-vous nous en dire plus ?
D.L. Bien souvent l’alternative qui était proposée aux usagers se résumait à la voiture ou le bus: «la dictature du bus ou la dictature de la voiture». Il faut imaginer une autre intelligence des déplacements : partager l’espace public, permettre à chacun d’avoir toute liberté de se déplacer, de vraiment choisir son mode, etc.
À La Rochelle nous offrons une palette de neuf choix possibles (bus, vélo, train, marche à pied, covoiturage, taxis, Yélomobile (autopartage), bateau, Parcs- relais) : c’est la multimodalité. La voiture a aussi sa place dans cette palette. Ensuite il faut soigner l’articulation entre les modes. Il faut que le système soit cohérent pour l’utilisateur : c’est l’intermodalité. Enfin il faut convaincre : les réfractaires nous disent «c’est bien beau tout ça mais c’est pas pratique !» : c’est pour répondre à cet argument que justement nous
avons créé la carte Yélo, carte unique, commune, elle donne accès à tous les modes.

L.R. L’hypercentre de La Rochelle concentre ce «cocktail de mobilité innovante» mais comment appréhendez-vous les déplacements sur les territoires moins denses ?
D.L. Effectivement, l’approche est différente selon les territoires : dans les zones denses proches du centre-ville, nous avons voulu redonner de l’efficacité au bus et donc nous avons repensé notre stratégie. Auparavant nos bus assuraient une desserte fine par capillarité. Aujourd’hui nous privilégions des lignes fortes avec une fréquence et un cadencement soutenus : nous sommes rentrés dans l’ère de l’efficacité du rabattement. Parallèlement dans les zones moins denses c’est le transport à la carte qui est le plus pertinent.
Plus loin en périphérie, les déplacements s’effectuent encore largement en voiture ; pour accueillir ces voitures, nous prévoyons l’implantation de parcs- relais et parkings de covoiturage sur les principaux accès à l’agglomération.

L.R. En 2011, vous avez réalisé votre première enquête déplacements ville moyenne selon la méthodologie Certu. Pourquoi cette décision ? Quels sont les résultats les plus marquants ?
D.L. Notre premier PDU (2000 -2010) nous l’avions fait par «nous-mêmes» mais avec le souci de construire une offre de déplacement variée pour les rochelais : en 10 ans nous avons investi 70 millions d’euros. Nous avons aussi aménagé l’espace public pour un meilleur partage entre les usages.
L’enjeu de notre deuxième PDU (2012-2021), sur lequel nous travaillons actuellement, c’est de faire changer les usages, développer des pédagogies, et pour ça, il nous faut des outils d’observation plus fins et plus de participation citoyenne. C’est pourquoi nous avons décidé de réaliser une enquête déplacement.
Comme résultats marquants, et preuve que nos investissements ont payé, je retiens la part modale du vélo (8%), aussi bien que Strasbourg ! J’observe aussi que 58% des déplacements sont effectués en voiture² alors qu’en villes moyennes on est plutôt habituellement à 70% et plus ailleurs.

L.R. Y a- t – il d’autres résultats qui vous interpellent dans cette enquête déplacement ?
D.L. Oui je voudrais redire tous les enjeux liés aux déplacements domicile-travail. Un déplacement sur deux lié au motif travail fait moins de 2,5 km. Cette distance correspond parfaitement au domaine de pertinence du vélo ! Travailler sur les usages c’est aussi inciter à des changements de comportement entreprise par entreprise, individu par individu… c’est pourquoi nous concluons des «contrats citoyens» qui sont un engagement à changer ses habitudes au profit des modes doux, avec un objectif chiffré à échéance de 18 mois. Déjà nous avons 30 entreprises qui se sont engagées soit plus de 500 salariés qui optent pour un autre mode que la voiture ; c’est approximativement la capacité d’un parking en centre-ville ! Autre exemple : pour les étudiants qui viennent à La Rochelle, nous prévoyons «un vélo dans le cartable». Ils sont déjà plus de 600 à avoir opté pour le vélo.

L.R. Avec Nantes et Toulouse, La Rochelle est impliquée dans CIVITAS dont l’objectif est de promouvoir une mobilité durable ambitieuse au sein d’un réseau de villes européennes. Que retirez-vous de cette participation ?
D.L. Civitas c’est fondamental ! C’est une façon efficace d’échanger avec d’autres villes européennes mais aussi d’autres villes françaises. Souvent on observe qu’il n’y a pas de solutions toutes faites, ce qui vaut ici ne vaut pas forcément là-bas et inversement. En un mot, c’est stimulant !

Contact : Communauté d’agglomération de La Rochelle – Marie Santini 05 46 30 36 50

D’après Transflash n°369-février 2012