Archives pour l'étiquette consommation collaborative

Mais au fait, économie participative, ça veut dire quoi ?

Economie participative, consommation collaborative… Ces termes qui avaient un sens et une définition précise sont devenus des fourres-tout, où les médias rangent pêle-mêle des activités diverses, de la location de biens entre particuliers au financement participatif. A l’occasion de la OuiShare Fest, qui a réuni à Paris les adeptes de l’économie du partage du 5 au 7 mai, petit point sur la réelle signification d’économie participative.

Les médias et les entreprises emploient indifféremment les termes de consommation collaborative ou d’économie participative pour qualifier des activités qui ne sont pas régies par les mêmes règles de fonctionnement. La compagnie Airbnb, qui permet à un particulier de louer son logement à un autre particulier, ne marche pas comme l’américain Kickstarter, un site de crowdfunding qui permet de récolter des fonds auprès d’une foule pour financer un projet.

Economie participative et consommation collaborative n’ont au départ pas le même sens. Le concept d’économie participative a été créé au début des années 90 par deux américains : Robin Hahnel, professeur d’économie à l’université de Washington et Michael Albert, journaliste, éditeur et militant politique libertaire (qui nie le principe de l’autorité de l’Etat et des institutions).

Un monde utopique sans marché et sans état

Leur « participatory economics » vise à gérer les ressources le plus efficacement possible, grâce à l’autogestion. Marché libre, planification étatique, hiérarchie au travail et profit sont bannis de leur modèle. Les moyens de production y sont détenus par tous. Dans ce système utopique, des conseils de consommateurs et de producteurs se réunissent et font des propositions d’activités. Ils les révisent jusqu’à la détermination d’un plan équitable pour tous. Ce programme exclut le modèle même de l’entreprise privée.

La consommation collaborative vise à maximiser la valeur d’usage des biens. Différents types d’activités entrent dans cette catégorie : la location d’objets de particulier à particulier, via une plate-forme web, en fait partie. Le propriétaire d’une voiture, qui utilise son véhicule pendant la semaine mais le laisse au garage le weekend, pourra le louer à quelqu’un qui en a besoin le samedi et le dimanche grâce au site de location Drivy par exemple. Le principe est le même sur le site de location d’appartements entre particuliers Airbnb.

Priceminister et Autolib, même système ?

Toutes les entités (entreprises, associations…) qui organisent le prêt, le don, le troc de biens ou de services entre les particuliers font partie de cette catégorie. Les plates-formes de vente d’objets d’occasion, comme eBay ou PriceMinister font également partie de ce cadre, car elles contribuent à augmenter la durée de vie des objets.

Mais d’autres types de services peuvent également y être intégrés : le système Autolib, déployé dans plusieurs villes hexagonales par le groupe Bolloré depuis 2011, permet aux utilisateurs de louer une voiture quand ils en ont besoin grâce à un abonnement. Lorsqu’ils ont fini d’utiliser le véhicule, ils reposent la voiture à une borne. Elle est de nouveau disponible pour d’autres utilisateurs. Comme les bicyclettes du service Velib’ à Paris ou Vlove à Lyon. Même si une entreprise est propriétaire des biens et pas un particulier, le service reste collaboratif, les biens sont partagés et donc utilisés le plus possible.

La force de la foule

Mais on trouve, noyé dans le grand bain trouble de l’économie participative, un modèle autre. Il ne peut être rangé dans la case consommation collaborative, au sens où nous l’avons décrite plus haut. Dans ce système, une foule poursuit un même objectif. Grâce au grand nombre de personnes qui participent au mouvement, elle parvient à l’atteindre.

Ce paradigme intègre par exemple le lancement d’un projet de documentaire ou l’ouverture d’une chaîne de restaurants grâce au crowdfunding : une multitude de personnes donnent de petites sommes d’argent pour financer un projet. Le crowdsourcing, qui permet de soumettre à la foule une idée, comme créer une nouvelle marque pour une entreprise, ou trouver le design d’un nouveau vélo, fait aussi partie de ce système où la foule a une force de décision. Les centrales d’achat, où les consommateurs se réunissent pour acheter en groupe, et donc de faire baisser les prix, peuvent aussi être intégrées à ce modèle.

Copyright : Lélia de Matharel pour le site Usine-digitale.fr

Infographie : les opportunités de l’économie du partage

Les secteurs avec le plus fort potentiel de développement dans le secteur de la consommation collaborative sont ceux où peu de services existent actuellement et où un grand nombre d’utilisateurs partagent déjà ce service ou sont intéressés pour le partager.

Ces secteurs d’activité concernent le transport, les utilisations récurrentes de biens et les espaces physiques.

Voici une infographie réalisée suite à l’étude Shareable / Latitude sur la nouvelle économie du partage, montrant les secteurs qui présentent les plus belles opportunités.

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L’étude complète est consultable ici : http://latdsurvey.net/pdf/Sharing.pdf

Découvrez SamBoat.fr, le premier site français de location de bateaux entre particuliers, 100% assuré

SamBoat met en relation des navigateurs locataires avec des propriétaires de bateau, partout en France, de façon conviviale et sécurisée. La première version du site ouvre ses portes le 14 mars 2014 !

Cette version permet aux propriétaires d’ajouter une annonce, et aux locataires de trouver le bateau de leur rêve. Les réservations seront ouvertes à partir d’avril. Avec plusieurs dizaines d’annonces dès son lancement, l’objectif est clair : devenir la référence en matière de location de bateaux entre particuliers.

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Pour un particulier, la location d’un bateau coûte cher…

Grâce à SamBoat, un navigateur peut louer un bateau à moteur, voilier ou catamaran jusqu’à 40% moins cher que chez un professionnel. Par exemple, la location d’un bateau semi-rigide, coûte en moyenne 300€ la journée chez un professionnel, contre 210€ sur SamBoat.fr, assurance et commission incluses. Abordable, convivial et sécurisé, le bateau-partage sur SamBoat.fr est un moyen unique pour naviguer à moindre coût tout en bénéficiant des précieux conseils des propriétaires.

… Et que dire des propriétaires qui croulent sous les factures !

Carburant, entretien ou place au port : posséder un bateau peut vite devenir un gouffre financier. Samboat aide les propriétaires à amortir leurs frais, tout en gardant le contrôle de la location en choisissant les dates et les prix de location, ainsi que les futurs locataires. Sans frais d’abonnement, et en quelques clics seulement, le propriétaire dépose son annonce gratuitement.

Nous avons pensé à tout, mais surtout à vous…

Samboat surfe sur la vague de la consommation collaborative et participe à la redynamisation du monde nautique en France. Aux oubliettes les sites de petites annonces, SamBoat offre à ses membres, un climat de confiance en proposant plusieurs outils :

  • Assurance tous risques pour chaque location
  • Paiement en ligne sécurisé et gestion des cautions
  • Notation et commentaires des utilisateurs après location
  • CV nautique pour indiquer ses expériences maritimes
  • Support téléphonique 7j/7

… Et ça nous « boat » bien !

SamBoat a été créé par deux jeunes entrepreneurs passionnés de nautisme et de consommation collaborative. La start-up bordelaise 100 % « made in France » est hébergée depuis janvier 2014 au sein de l’Auberge Numérique, un incubateur de projets numériques innovants qui a soutenu la réussite de sites tels que jelouemoncampingcar.com et jestocke.com. La mission de SamBoat : développer une nouvelle pratique de la plaisance, qui soit plus accessible et surtout plus humaine.

Jetez vous à l’eau sur www.samboat.fr

Cartographie des motivations et freins de la consommation collaborative

Retour sur un atelier organisé par le réseau Fing sur la consommation collaborative le 11 février 2014. Une cartographie des freins et des motivations de la consommation collaborative a alors été dessinée à partir des expériences, ressentis et usages des participants.

Un certain nombre de leviers et de freins à l’engagement dans des pratiques collaboratives ont été regroupés en 3 grands pôles, réunissant chacun presque autant de motivations que de freins :

  • Ce qui est de l’ordre du souhaitable, de l’Imaginaire, la culture : expérience du partage, lien social, convivialité, engagements, valeurs
  • La commodité, la simplicité, le design du service et l’expérience utilisateur : qualité du service, cadre de confiance…
  • Ce qui est avantageux : bénéfices économiques, recherche de solutions immédiates

Cartographie des motivations derrière la consommation collaborative

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Cartographie des freins à l’usage de la consommation collaborative

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Source : Réseau Fing

Le covoiturage en Wallonie : Enjeux et solutions pratiques de développement

Logos BodjiEn direct du Salon des mandataires, l’événement incontournable pour tous les acteurs de la vie locale Wallonne.

Soucieuse de répondre aux problèmes de pollution, d’émission de gaz à effet de serre, de lutte contre la congestion ou encore de l’envol des prix du pétrole, la Wallonie ne manque pas de bonnes raisons de vouloir diminuer le nombre de véhicules sur ses routes.
En d’autres termes la recherche de moyens alternatifs de transports est devenu une priorité en Belgique et la solution tient en un seul mot : covoiturage.

La pratique du covoiturage, contrairement à une idée largement répandue, n’est pas anecdotique en Belgique : pour les grandes entreprises, c’est le deuxième mode de transport utilisé après la voiture en tant que conducteur, et avant le train. Diverses études démontrent le potentiel du covoiturage : 65 % des Wallons se déclarent prêts à l’envisager comme solution de mobilité.
Pourtant, le taux de remplissage des voitures semble diminuer inexorablement. A tel point qu’aujourd’hui, pour chaque kilomètre parcouru par un citoyen belge, tous modes confondus, il y a deux kilomètres parcourus par une place vide dans une voiture.
Ces places vides sont principalement disponibles en heure de pointe, car c’est à ce moment que le taux de remplissage des voitures est au plus bas.

La région Wallonne souhaite donc inverser cette tendance et réduire considérablement le nombre de places perdues.
Pour mobiliser ce potentiel, plusieurs solutions concrètes ont été développées à l’initiative du Ministre de la Mobilité Philippe Henry, présent ce matin sur le salon afin de présenter deux solutions majeures dans le cadre d’une conférence de presse :

  • La mise en place d’un réseau de parkings de covoiturage en mobilisant des places de parkings existantes, en partenariat public-privé. Initiative que le Ministre souhaite étendre aux Communes ;
  • Le lancement de « Bodji » (bouger en Wallon), un service complet de covoiturage dynamique permettant de mutualiser les offres de mobilité. Sous la forme d’un site internet et d’une application mobile, « Bodji » verra le jour dès le mois de septembre 2014.

Ce salon des mandataires nous a donc offert de belles surprises en matière de mobilité durable que nous n’éviterons pas de suivre avec attention.