Archives pour l'étiquette développement durable

Le covoiturage en Wallonie : Enjeux et solutions pratiques de développement

Logos BodjiEn direct du Salon des mandataires, l’événement incontournable pour tous les acteurs de la vie locale Wallonne.

Soucieuse de répondre aux problèmes de pollution, d’émission de gaz à effet de serre, de lutte contre la congestion ou encore de l’envol des prix du pétrole, la Wallonie ne manque pas de bonnes raisons de vouloir diminuer le nombre de véhicules sur ses routes.
En d’autres termes la recherche de moyens alternatifs de transports est devenu une priorité en Belgique et la solution tient en un seul mot : covoiturage.

La pratique du covoiturage, contrairement à une idée largement répandue, n’est pas anecdotique en Belgique : pour les grandes entreprises, c’est le deuxième mode de transport utilisé après la voiture en tant que conducteur, et avant le train. Diverses études démontrent le potentiel du covoiturage : 65 % des Wallons se déclarent prêts à l’envisager comme solution de mobilité.
Pourtant, le taux de remplissage des voitures semble diminuer inexorablement. A tel point qu’aujourd’hui, pour chaque kilomètre parcouru par un citoyen belge, tous modes confondus, il y a deux kilomètres parcourus par une place vide dans une voiture.
Ces places vides sont principalement disponibles en heure de pointe, car c’est à ce moment que le taux de remplissage des voitures est au plus bas.

La région Wallonne souhaite donc inverser cette tendance et réduire considérablement le nombre de places perdues.
Pour mobiliser ce potentiel, plusieurs solutions concrètes ont été développées à l’initiative du Ministre de la Mobilité Philippe Henry, présent ce matin sur le salon afin de présenter deux solutions majeures dans le cadre d’une conférence de presse :

  • La mise en place d’un réseau de parkings de covoiturage en mobilisant des places de parkings existantes, en partenariat public-privé. Initiative que le Ministre souhaite étendre aux Communes ;
  • Le lancement de « Bodji » (bouger en Wallon), un service complet de covoiturage dynamique permettant de mutualiser les offres de mobilité. Sous la forme d’un site internet et d’une application mobile, « Bodji » verra le jour dès le mois de septembre 2014.

Ce salon des mandataires nous a donc offert de belles surprises en matière de mobilité durable que nous n’éviterons pas de suivre avec attention.

Mobilité durable et crise font bon ménage

Optimisation économique et souci écologique ne sont en rien contradictoires, bien au contraire. Et la crise ne remet pas en cause les objectifs environnementaux liés aux flottes automobiles, tant la réduction de la taille des parcs amène automatiquement un recul des émissions de CO2.

Pour preuve, selon 83 % de nos sondés, le verdissement de la flotte génère une baisse de son TCO, baisse comprise entre 1 et plus de 10 %. Un constat qui demeure valable dans les petites structures comme au sein des grands comptes, dans le secteur privé autant que le public.

Quelques mots pour présenter notre panel de 2013 : comme l’an dernier, nous avons rassemblé 250 répondants, avec une nouveauté puisque les trois quarts d’entre eux appartiennent à la sphère privée. Autre précision par rapport aux années passées : nos sondés gèrent au total près de 190 000 VP et 210 000 utilitaires, et sur ces 400 000 véhicules, les modèles hybrides et électriques pèsent ensemble à peine plus de 1 %. Ce qui laisse encore de belles marges de progression.

See on www.flotauto.com

Un report modal de 10 points de la voiture vers les TC implique un doublement de la fréquentation des TC !

Des PDU de grandes agglomérations françaises affichent un objectif d’une baisse de 10 points de la part modale de la voiture d’ici une dizaine d’années. Très concrètement que signifie un tel objectif ? D’après la présente estimation « à la louche », le volume de déplacements correspondant à une baisse de 10 points de la part modale de la voiture est souvent du même ordre de grandeur que le nombre de déplacements actuellement réalisés en transports collectifs.

Ceci amène quatre réflexions :

  • Les transports collectifs ne peuvent absorber à eux seuls un report modal massif. Le doublement de la fréquentation des transports collectifs perturberait complètement l’équilibre et le fonctionnement des réseaux, notamment aux heures de pointe ;
  • Une politique volontariste de report modal doit donc miser sur l’ensemble des modes alternatifs à la voiture solo (marche et vélo sur courtes distances, vélo à assistance électrique, transports collectifs, covoiturage, etc.) ainsi que sur leur complémentarité afin que chacun d’entre eux soit utilisé sur son domaine de pertinence ;
  • Et au – delà du report modal, jouer sur la diminution du trafic automobile passe aussi par une réduction de la demande de déplacements, notamment en favorisant les démarches permettant d’éviter certains déplacements (télétravail, visio et télé – conférences, démarches électroniques, etc.) ;
  • Enfin miser sur la pédagogie pour inciter aux changements de comportements s’avère un complément indispensable.

 Source: Transflash octobre 2012

Les français et l’énergie : effets croisés de l’habitat, des déplacements et du climat

En 2012 comme en 2011, les Français sont favorables aux énergies renouvelables. Solaire, bois, pompes à chaleur, ils seraient près de 60 % à les choisir pour se chauffer, s’ils en avaient la possibilité. Les éoliennes obtiennent également un accueil positif.

Sensibles à la question environnementale, les Français sont prêts à modifier leurs comportements face au changement climatique, deux tiers même à faire des sacrifices. Un tiers déclare avoir déjà agi ou avoir l’intention de le faire pour réduire sa consommation d’énergie.

Le coût de l’énergie reste une question centrale : face à une montée des prix, la moitié des Français réduirait sa consommation.

Le parallèle avec la mobilité est flagrant: les 2/3 des français sont prêts à utiliser des modes de transport alternatif à l’usage de la voiture en solo mais très peu passent à l’acte pour l’instant dans les pratiques quotidiennes.

Cela étant, le coût reste déterminant : face à la perspective d’une augmentation du prix de l’énergie dans les prochaines années, une personne sur deux déclarait en juin 2011 qu’elle réduirait sa consommation (graphique 4), soit cinq points de plus que début 2010.

Une personne sur quatre aurait investi dans des dispositifs plus économes en énergie, une proportion rétrécie en dix-huit mois. Signe de l’importance du coût de l’énergie, début 2011, les deux tiers des Français déclaraient connaître le montant de leur dernière facture d’électricité à 10 euros près, dont la moitié à l’euro près.

Mais le même calcul n’est pas encore fait pour les usagers de la route en dehors du moment de l’achat d’un véhicule.

Le coût du carburant explique probablement aussi la préférence pour le diesel : en juin 2011, 45 % des Français auraient opté pour le diesel thermique, s’ils avaient dû acheter une voiture, contre 34 % pour les carburations alternatives (GPL, moteurs hybrides ou tout électrique).

Les véhicules électriques semblent perçus comme un moyen de limiter les frais : les plus modestes, mais aussi les personnes qui réduiraient leur consommation en cas de hausse des prix de l’énergie, les auraient choisis davantage, en part relative (respectivement 15 % des ménages touchant moins de 900 euros par mois, contre 8 % pour l’ensemble de la population).

Les deux sources principales des émissions de C02 sont, par ordre d’importance décroissante, les logements et les navettes vers le lieu de travail ou d’études. Les logements émettent en moyenne 3 150 kg de CO2 par an ; les émissions atteignent 4 200 kg de CO2 par an sous les climats montagnard et semi-continental. Les maisons individuelles des pôles urbains, souvent anciennes et chauffées au fioul, émettent plus de CO2 que celles du périurbain, plus récentes et souvent dotées d’un chauffage 100 % électrique. À l’inverse, les émissions liées aux navettes sont plus importantes dans le périurbain, où les besoins de transport sont importants mais l’offre de services de transports réduite.

Les émissions de CO2 des déplacements sur une carte de France sont presque le négatif de celles des maisons individuelles. Pour cela, est pris en compte aussi bien les moyens de transports individuels que collectifs mais uniquement pour les déplacements domicile-travail et domicile-études des ménages. Les pôles urbains émettent moins de CO2 que leur couronne périurbaine. Par ailleurs, les émissions de CO2 sont faibles dans les espaces ruraux où le nombre de trajets domicile-travail est moindre. Si on additionne les deux types d’émissions précédentes (habitat et déplacements) et qu’on rapporte le résultat au nombre de personnes concernées, l’effet du climat (baisse de la température) sur le chauffage l’emporte sur l’impact des déplacements au niveau régional. Au niveau local, c’est au contraire l’effet des déplacements qui l’emporte sur celui du climat, d’où une consommation totale plus faible dans les pôles urbains.

D’après le commissariat au développement durable

RSE, rapport développement durable: nouvelles obligations en 2012

La responsabilité sociétale des entreprises ou RSE

Source:commissariat général au Développement durable

La RSE est une démarche volontaire qui vise à intégrer les questions sociales et environnementales dans le fonctionnement quotidien de l’entreprise, elle représente la réponse des entreprises aux enjeux de développement durable.

La RSE concerne aussi les PME

La RSE n’est pas qu’une affaire de grandes entreprises. Les PME, portées par l’engagement de leurs dirigeants, sont de plus en plus nombreuses à revendiquer une performance globale associant réussite économique, respect de l’environnement et participation au bien-être social. La RSE se diffuse également dans les relations entre donneurs d’ordre et fournisseurs par des questionnaires ou des évaluations, ainsi que dans les marchés publics. Les entreprises peu impliquées prennent donc le risque de perdre des marchés au profit de concurrents plus engagés.

Des propositions du Grenelle en faveur de la RSE

Les tables rondes du Grenelle Environnement ont souligné l’intérêt de la RSE pour mobiliser les entreprises en faveur du développement durable. L’article 53 de la loi du 3 août 2009 de programmation relative à la mise en oeuvre du Grenelle de l’environnement (Grenelle 1) reprend les principales conclusions.

Pour les grandes entreprises, l’obligation de publier des informations sociales et environnementales dans leurs rapports annuels date de la loi NRE (loi relative aux nouvelles régulations économiques) du 15 mai 2001.
Ce dispositif favorise le dialogue avec les investisseurs, les institutions représentatives du personnel et les autres parties prenantes (riverains, ONG environnementales, consommateurs, etc.). Celui-ci positionne la France en précurseur au plan international dans ce domaine.
C’est pourquoi cette législation va être étendue avec la prochaine entrée en application de l’article 225 de la loi du 12 juillet 2010 portant engagement pour l’environnement (Grenelle 2). Les grandes entreprises, cotées ou non, devront communiquer des informations comparables, vérifiées par un tiers indépendant. Un décret en Conseil d’État précisant les modalités de vérification de ces informations sera publié en 2012. Pour aider les entreprises, le ministère a soutenu la création, par l’association Orse, d’un site de ressource dédié aux rapports RSE, www.reportingrse.org, qui présente les principaux référentiels, notamment les principes directeurs de l’OCDE, la déclaration tripartite de l’Organisation internationale du travail (OIT), les dix principes du Pacte mondial, les lignes directrices Iso 26000 et le référentiel de la Global reporting initiative GRI.
Afin de proposer des outils pour les entreprises qui veulent structurer leur démarche et obtenir une reconnaissance de leur engagement, le Grenelle Environnement prévoit le soutien des pouvoirs publics au développement de labels valorisant les bonnes pratiques sociales et environnementales.
Un cadre de reconnaissance des labels RSE est à l’étude.
Pour en savoir plus : www.reportingrse.org

Contact :
Eric Corbel : CGDD/SEEIDD/IDAE4

D’après communiqué Réseau Environnement et Commissariat général au Développement durable – Nov 2011