Archives pour l'étiquette essence

Infographie : quelle sera la propulsion du futur ?

Dans son fonctionnement, l’automobile n’a pas foncièrement changé au cours des 100 dernières années : on en est resté au moteur à explosion à essence ou diesel. Un paradigme qui arrive en fin de vie : les carburants fossiles, le réchauffement climatique et le smog contraignent à développer des modèles alternatifs. La propulsion du futur devra être propre, bon marché, disponible et commode d’utilisation. Quelles sont les autres solutions ? Où en est la technique et quels sont les plus grands défis à relever ?

Retrouvez dans notre infographie les spécificités de chaque moteur, avec les matières premières qu’ils consomment, les émissions qu’ils génèrent, leur autonomie, leur statut, leur infrastructure, les coûts de consommation et d’acquisition, ainsi que les perspectives futures de ces moteurs.

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Source : Arte

Circulation alternée: les vraies questions sur la pollution automobile

10% des véhicules les plus anciens génèrent 40% de la pollution d’origine automobile. Une voiture aux dernières normes pollue cent fois moins qu’au début des années 70.

La mise en place de la circulation alternée, qui interdit pour la première fois depuis 2007 le trafic des voitures arborant une plaque d’immatriculation paire, a été mise en place hier, le lundi 17 mars. Le gouvernement démontre avec une telle mesure qu’il se soucie de la santé des populations et qu’il est prêt, pour le bien public, à prendre des mesures extrêmes, voire impopulaires. Qui ne serait favorable à la lutte contre la pollution?

Problème : au-delà de l’effet d’affichage politique et des discours, la question de la pollution apparaît extrêmement complexe et souvent contradictoire. Et, dans les faits, on constate que cette mesure à grand spectacle frappe pêle-mêle des véhicules hautement polluants archi-nocifs et des… voitures (relativement) propres !

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10% des véhicules génèrent 40% de la pollution

Il faut d’abord savoir que « ce sont 10% des véhicules roulant en France, les plus anciens, qui génèrent 40% de la pollution d’origine automobile », selon une étude du CCFA (Comité des constructeurs français d’automobiles). En effet, un tiers du parc automobile roulant dans l’Hexagone est âgé de plus de dix ans. Or, « les voitures les plus polluantes sont celles qui ont plus de quinze ans ».

Des normes européennes anti-pollution de plus en plus draconniennes

Les premières normes européennes d’anti-pollution sur les émissions des voitures datent en effet de 1993. Et ces normes ont été durcies depuis à cinq reprises. La norme actuelle baptisée « Euro 5 » date de 2009. Et une nouvelle norme « Euro 6 » s’appliquera au 1er septembre prochain pour les nouveaux types de véhicules, un an après pour toutes les voitures neuves.

Ces normes successives ont considérablement réduit la pollution d’origine automobile. Sur les véhicules diesel, les plus polluants, les rejets d’oxydes d’azote, particulièrement nocifs et réglementés depuis 2000, sont ainsi passés de 500 à 180 milligrammes au kilomètres et descendront à 80 ! Les monoxydes de carbone, eux, sont passés de 2.720 milligrammes autorisés à 500. Les émissions de particules, très dangereuses pour la santé, se sont contractées de 140 à 5 et 4,5.

Ne pas confondre CO2 et pollution

Globalement, on peut dire que les normes « Euro 5 » et plus encore « Euro 6 » règlent l’essentiel du problème de la pollution automobile… Rappelons au passage que la question du CO2 n’a strictement rien à voir avec celle de la pollution… Le CO2 n’est pas un polluant, contrairement à ce que des esprits confus insinuent. C’est un gaz à effet de serre ! Il ne contribue donc en rien aux pics de pollution que nous connaissons actuellement…

Source : La Tribune

Mobilité durable : l’ennemi, c’est le pétrole lourd !

De plus en plus lourd, de plus en plus sale, de plus en plus coûteux à extraire : voilà ce qui caractérise une part croissante du pétrole consommé dans le monde.

Les conséquences économiques et environnementales du pétrole à 100$ le baril ont beau être désastreuses pour les pays importateurs et pour la planète, la dépendance au précieux fluide est telle que seule la pénurie semble être à même de mettre un terme à son hégémonie actuelle dans les transports.

Mobilité durable : l’ennemi, c’est le pétrole lourd !

Un désastre écologique

Des pétroles capables d’absorber plus d’énergie à la production (extraction, transport, raffinage et distribution) qu’ils n’en fournissent pour faire tourner les roues d’une voiture !

Comment est-ce possible ? C’est très simple : avant d’être mise sur le marché sous une forme moléculaire conforme aux exigences du marché mondial du pétrole, la ressource brute puisée à même l’écosystème n’a pas de valeur marchande. Aussi précieuse soit-elle, l’industrie pétrolière s’est toujours refusée à lui donner un prix. La plupart des experts pétroliers jugeant sans doute superflu le fait de constituer une cagnotte qui servirait aux générations futures pour réparer les atrocités commises et/ou soutenir l’investissement dans des sources d’énergie plus durables.

De fait, le pillage des ressources n’est soumis à aucune sanction sinon celle de renchérir un peu plus le coût de production final du baril. Or, à plus de 100$ le baril, il est très rentable d’engloutir de grande quantité d’énergie sans valeur marchande pour produire le précieux fluide.

Le coût du pétrôle en fonction de son origine
Le coût du pétrole en fonction de son origine

Un désastre économique

Pour les pays importateurs, à plus de 100$ le baril, le pétrole est évidemment l’ennemi public n°1 que tous les dirigeants politiques non corrompus devraient combattre avec la plus grande détermination.

Prenons le cas de la France : l’an dernier, l’importation du seul pétrole a plombé la balance commerciale française de près de 50 milliard d’euros. Une partie de ce pétrole est heureusement très bien valorisée à travers les activités de transformation à forte valeur ajoutée : industrie manufacturière, industrie chimique, matériaux… Mais à coté de cela, une part non négligeable continue d’être lamentablement gaspillée dans des moteurs à 30% rendement pour rouler en ville ou parcourir des petits trajets, moteur froid.

L’automobile n’est évidemment pas la seule responsable. Mais elle compte indiscutablement parmi les usages prioritaires auxquels il va bien falloir s’attaquer pour réduire l’extrême dépendance au pétrole des transports. Surtout lorsqu’il s’agit de déplacements de type urbain, effectués à une vitesse moyenne qui dépasse rarement 50 km/h avec une seule personne à bord.

Des conséquences sociales de plus en plus négatives

Que le moteur à pétrole va continuer à vivre dans ce siècle, c’est une certitude hélas. Ce qu’il faut espérer en revanche, c’est que les millions de travailleurs pauvres qui alimentent le cercle vicieux de l’économie pétrolière comprennent l’urgence à sortir de cette impasse. Même sans voiture électrique, des solutions existent : transports collectifs, vélo, vélo à assistance électrique, covoiturage…

Au siècle dernier, à moins de 40$ le baril en moyenne, le pétrole a permis à quelques centaines de millions de privilégiés de se déplacer seul au volant de voiture à pétrole à moindre coût. Travail, loisirs, découverte, promenade, vacances : autant d’activités que l’automobile a facilité avec une très grande liberté.

Mais les temps changent. À plus de 2 milliards de consommateurs acharnés, il est totalement illusoire d’imaginer poursuivre dans la voie du toujours plus de pétrole ! Et ça, il est urgent que le monde entier en prenne conscience ! À commencer bien sûr par les vieux pays consommateurs qui ont un devoir : montrer le chemin à suivre plutôt que s’entêter dans les vieux schémas du siècle dernier. L’époque du « toujours plus de » est définitivement dernière nous. L’avenir : Faire mieux avec moins !

Crédit photo : Connaissancedesenergies.org

Graphique présentant les coûts du pétrole vs sa provenance réalisé par Benoît Thévard, ingénieur indépendant spécialisé sur la question du pic pétrolier – avenir-sans-petrole.org

Source : Automobile-propre.com