Archives pour l'étiquette multimodal

L’intermodalité, clé de la mobilité durable

L’intermodalité consiste à combiner plusieurs modes de transports sur un même trajet, à utiliser différents types de véhicules pour se rendre d’un point A vers un point B. Cette logique vise à rationaliser les usages de l’automobile en offrant des alternatives de mobilité pertinentes.

Objectif : fluidifier les déplacements et réduire leur empreinte écologique.

De la multimodalité à l’intermodalité

Dans un monde où la mobilité des personnes et des marchandises ne cesse d’augmenter, la rationalisation des usages des différents moyens de transports s’impose, notamment en milieu urbain. En cause, l’utilisation excessive de la voiture individuelle et ses conséquences environnementales : embouteillages aux abords des villes, congestion du trafic dans les centres-ville ou encore problèmes de stationnement.

Longtemps, l’usager n’avait le choix qu’entre la voiture individuelle ou les transports publics, pas toujours efficaces et bien desservis. Aujourd’hui, de nouvelles formes de mobilité voient le jour comme le covoiturage, l’auto-partage ou le vélo en libre-service. La variété des modes de transports dégage de nouvelles perspectives. Et permet notamment la pratique de l’intermodalité, à savoir la possibilité d’emprunter plusieurs véhicules sur un même trajet.

Si la pratique de l’intermodalité s’applique déjà aux longs trajets notamment pour partir en vacances, « elle tend à se développer sur les relations radiales entre le périurbain et les villes centres de l’agglomération », constate Thomas Duval du Certu.

Rationaliser l’usage de la voiture

Le concept d’intermodalité vise à limiter l’utilisation de la voiture individuelle en ville et suggère d’autres usages, plus orientés sur le service que sur la propriété. Pour autant, il ne l’exclut pas. « La voiture est un objet indispensable dans l’offre multimodale, mais elle est trop mal utilisée aujourd’hui en milieu urbain, parce que sous-occupée ou immobilisée sur la chaussée », estime Gabriel Plassat de l’Ademe. « L’intermodalité doit permettre de redistribuer l’espace en ville et de réduire l’usage de la voiture particulière », confirme Thomas Duval du Certu. A condition « de proposer un niveau de service porte à porte concurrentiel, en articulant et en coordonnant les différentes offres de transport ».

Cette nécessité, les constructeurs automobiles l’ont bien comprise et réfléchissent à de nouveaux modes de consommation. « Dans ce nouveau modèle d’organisation intermodale, la voiture ne disparaît pas, mais on sort du 100 % automobile », reconnait Odile Kirchner, directrice du développement des nouvelles offres de mobilité chez Renault. « Le client ne prend plus sa voiture en tout temps et en tous lieux et pour n’importe quel trajet, il devient acteur de sa mobilité en achetant un service et en développant une approche multimodale de mobilité », poursuit-elle.

L’information voyageur, ciment de l’intermodalité

Pour que l’alternance des modes entre le rail, l’aérien et le routier s’effectue le mieux possible, « il faut organiser l’information et l’espace de l’intermodalité, à l’aide de systèmes d’information et billetique adéquats », résume Léa Marzloff, consultante au cabinet d’études Chronos. Ces outils agissent comme un liant dans les rouages du système intermodal, permettant l’articulation des modes et la coordination des offres. « Dans l’espace parfois complexe des pôles d’échange (gares ou aéroports), le voyageur doit pouvoir s’orienter facilement grâce à des panneaux d’affichage et une signalétique claire. Il doit aussi pouvoir s’informer sur Internet, depuis son ordinateur ou son smart-phone, afin de comprendre les options et services qui lui sont proposés » poursuit-elle.

Le développement de systèmes billetique inter-opérateurs avec tarification simplifiée est également nécessaire pour composer des offres multimodales adaptées. Bien souvent, le transfert de mode est complexe car il nécessite une coordination entre différents acteurs : opérateurs de transports publics, société de parking, collectivités locales…

Les projets et initiatives locales se multiplient dans ce domaine, avec de bons exemples comme le Pass Navigo en Ile-de-France couplé avec Vélib’ et Vogué, ou encore les sites de calculs d’itinéraires tel que Porte-à-Porte de la SNCF ou ViaAlsace.

La puissance publique indispensable

Toute la difficulté dans la mise en oeuvre de l’intermodalité réside dans l’articulation et la coordination des différents acteurs de la mobilité, publics et privés. Que ce soit l’aménagement de lieux ou le développement de formules d’abonnement combiné, « cette dynamique dépend essentiellement de la volonté politique et des collectivités locales, qui seuls décident de l’aménagement du territoire, des plans de déplacements urbains (PDU) et des données publiques, tels que l’info trafic, les places disponibles dans les parkings, les stations de vélos », rappelle Léa Marzloff.

Or, sans l’accès à ces informations, les opérateurs privés de transports ne peuvent développer des services et des produits adaptés à l’intermodalité. Pour ces raisons sans doute, le ministère de l’Ecologie et du Développement Durable a annoncé le 6 septembre dernier la création de l’Agence Française d’Information Multimodale et de Billettique. Représenté entre autres par des membres du Stif et du Gart, ce service public aura pour mission d’améliorer l’information des voyageurs à l’échelle nationale. Il prévoit notamment la création d’une plate-forme d’interconnection multimodale qui centralisera les données locales pour les mettre à disposition des différents opérateurs de mobilité.

Source : Mobilite-durable.org

Standardisation des annonces de covoiturage

Le 11 juin 2013 se sont déroulées les reconcontres du covoiturage organisées par le CERTU. A cette occasion, Marc Grojean, président de Covivo, est intervenu pour présenter la normalisation des échanges de données à travers le standard d’échange d’annonces de covoiturage, au nom de la FEDUCO (fédération du covoiturage) dont Covivo fait partie.

FEDUCO, fédération du covoiturage

Cette volonté de standardisation des annonces vient du constat qu’il est impossible actuellement d’échanger des annonces entre deux territoires voisins équipés par des opérateurs différents, d’où une entrave au développement de la pratique du covoiturage.

4 opérateurs de covoiturage ont donc porté le développement d’un standard dès 2010, ensuite repris par la FEDUCO en novembre 2012, suscitant alors l’intérêt d’opérateurs européens et le soutien de la plupart des collectivités.

Les perspectives à venir sont nombreuses, tels que la proposition d’un serveur de tests pour les opérateurs, l’intégration du standard sur les plateformes de covoiturage, la communication auprès des autres acteurs européens et les opérateurs SIM (Système d’Information Multimodale), et enfin la gestion de l’évolution du standard.

Retrouvez la présentation complète de Marc Grojean en format PDF.

Normaliser l’échange des données entre les tranports publics et le covoiturage

C’est l’objectif que les opérateurs de covoiturage les plus avancés se sont fixés. Un message reçu 5/5 par le CERTU et le GT7 qui travaille sur les questions de normalisations entre les systèmes d’information des différents AOT en France et pour l’Europe. Si cela se traduit au niveau de l’information voyageurs par des Systèmes d’information Multimodale de plus en plus performants et nombreux, force est de constater que ni la voiture, ni le covoiturage, ni l’autopartage, ni même parfois le vélo ne sont des modes à part entière de ce type de système.

Une lacune à combler et une première étape de franchie pour le covoiturage avec cette étude préalable des besoins de normalisation des données pour le covoiturage. Commandée par le CERU et mise en oeuvre par Aurige, Covivo et Ecoltis, elle fait suite au standard RDEX qui a été mis en place quelques mois plus tôt pour les seuls opérateurs de covoiturage.

Vers des marques de mobilité en covoiturage

Longtemps le covoiturage a été perçu par les collectivités territoriales comme un accessoire de leur politique de transport.

Si bien que les premiers sites internet de covoiturage (à partir de l’avènement des premiers sites « grand public ») sont le fait de services souvent déconnectés des transports (environnement, participation, solidarité, routes, communication, logistique ou ressources…).

C’est encore souvent le cas aujourd’hui. Cela peut s’expliquer par le peu de considération réservée à ce type de services portés par des pionniers sensibles aux questions de la mobilité douce qui se situent en dehors des directions transport trop fixées sur la mise en oeuvre d’une compétence obligatoire indépendamment des enjeux qui lui sont connexes, notamment l’environnement et l’aménagement. La mise en oeuvre des PDA (Plan de Déplacements Administration), projets transversaux par excellence  a participé progressivement à l’évolution des mentalités et au décloisonnement des services sur les enjeux de la mobilité durable. Est arrivé ensuite, pour les Départements, la loi n° 2004-809 du 13 août 2004 relative aux libertés et aux responsabilités locales qui a transféré la compétence et le personnel des Directions Départementales de l’Equipement vers les Conseils généraux ce qui a permis (parfois dans la douleur) l’émergence progressive aujourd’hui de direction mobilité ou l’infra (routes et ouvrages) vient côtoyer le service (Transports). Enfin plus récemment les lois « Grenelle » sur l’environnement ont parfois fini de mettre en évidence la nécessité de raisonner en mobilité de façon transversale. N’oublions pas néanmoins le rôle d’élus visionnaires ou courageux (ils en existent toujours) qui permettent de faire avancer leur exécutif sur ces questions et le rôle des déclinaisons de protocoles internationaux en plans climat territoriaux ou en Agenda21 par exemple.

Ainsi sur le terrain, cela donne des évolutions sémantiques comme le passage du mot transport au mot mobilité ou le rapprochement entre les organisations routes et transports fusionnées en une organisation mobilité. Dans les politiques, cela conduit à l’émergence de l’intermodalité et l’amélioration des communications entre modes plutôt que l’amélioration indépendante de chacun des systèmes (à quoi sert un TGV, si de la gare à son rendez-vous en ville vous perdez 1h dans des bouchons faute de transports collectifs en site propre?). En covoiturage, à une échelle plus modeste, la sémantique évolue sur le nom des sites avec une disparition des adresses de site contenant le mot covoiturage pour évoluer vers:

  • soit l’émergence de marques de covoiturage
  • soit encore mieux l’intégration du covoiturage dans une marque « transports collectifs »

Chez Covivo, cette tendance se mesure à travers les 3 derniers sites livrés:

  • www.thicovoiturage.fr pour la ville de Thionville qui décline ainsi son réseau thi’bus
  • www.covicites.fr pour l’agglomération de Nancy et son syndicat Mixte des Transports Suburbains qui reprennent les sonnorités de sa carte Mixcités
  • www.ecovoiturage.itinisere.fr pour le Conseil général de l’Isère qui intègre son service dans sa plateforme de services de mobilité itinisere

A qui le tour?

Longtemps le covoiturage a été perçu par les collectivités territoriales comme un accessoire de leur politique de transport. Si bien que les premiers sites internet de covoiturage (à partir de l’avènement des premiers sites « grand public ») sont le fait de services souvent déconnectés des transports (environnement, participation, solidarité, routes, communication, logistique ou ressources…). C’est encore souvent le cas aujourd’hui. Cela peut s’expliquer par le peu de considération réservée à ce type de services portés par des pionniers sensibles aux questions de la mobilité douce qui se situent en dehors des directions transport trop fixées sur la mise en oeuvre d’une compétence obligatoire indépendamment des enjeux qui lui sont connexes, notamment l’environnement et l’aménagement. La mise en oeuvre des PDA (Plan de Déplacements Administration), projets transversaux par excellence  a participé progressivement à l’évolution des mentalités et au décloisonnement des services sur les enjeux de la mobilité durable. Est arrivé ensuite, pour les Départements, la loi n° 2004-809 du 13 août 2004 relative aux libertés et aux responsabilités locales qui a transféré la compétence et le personnel des Directions Départementales de l’Equipement vers les Conseils généraux ce qui a permis (parfois dans la douleur) l’émergence progressive aujourd’hui de direction mobilité ou l’infra (routes et ouvrages) vient cotoyer le service (Transports). Enfin plus récemment les lois « Grenelle » sur l’environnement ont parfois fini de mettre en évidence la nécessité de raisonner en mobilité de façon transversale. N’oublions pas néanmoins le rôle d’élus visionnaires ou courageux (ils en existent toujours) qui permettent de faire avancer leur exécutif sur ces questions et le rôle des déclinaisons de protocoles internationaux en plans climat territoriaux ou en Agenda21 par exemple.
Ainsi sur le terrain, cela donne des évolutions sémantiques comme le passage du mot transport au mot mobilité ou le rapprochement entre les organisations routes et transports fusionnées en une organisation mobilité. Dans les politiques, cela conduit à l’émergence de l’intermodalité et l’amélioration des communications entre modes plutôt que l’amélioration indépendante de chacun des systèmes (à quoi sert un TGV, si de la gare à son rendez-vous en ville vous perdez 1h dans des bouchons faute de transports collectifs en site propre?). En covoiturage, à une échelle plus modeste, la sémantique évolue sur le nom des sites avec une disparition des adresses de site contenant le mot covoiturage pour évoluer vers:
– soit l’émergence de marques de covoiturage
– soit encore mieux l’intégration du covoiturage dans une marque « transports collectifs »
Chez Covivo, cette tendance se mesure à travers les 3 derniers sites livrés:
www.thicovoiturage.fr pour la ville de Thionville qui décline ainsi son réseau thi’bus
www.covicites.fr pour l’agglomération de Nancy et son syndicat Mixte des Transports Suburbains qui reprennent les sonnorités de sa carte Mixcités
www.ecovoiturage.itinisere.fr pour le Conseil général de l’Isère qui intègre son service dans sa plateforme de services de mobilité itinisere
A qui le tour?