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Ville durable de demain, mobilité urbaine et biodiversité en ville

Dans le cadre de ses réflexions sur la ville du futur, Bouygues Immobilier vous propose une vidéo animée présentant les évolutions à venir qui permettront d’améliorer notre quotidien dans une ville durable, plus respectueuse de l’environnement : transports en commun végétalisés, pistes cyclables au dessus de la ville, jardins partagés, places de parking mutualisées, nouveaux services…

Smart City : le classement des villes connectées de France

Dans un contexte d’urbanisation croissante, toutes les agglomérations cherchent désormais à optimiser leur fonctionnement tout en réduisant les coûts.

Qu’il s’agisse de nos téléphones, de nos voitures, de nos box internet ou même d’une gamme d’électroménager connecté… Les objets connectés s’immiscent désormais dans tous les aspects de notre quotidien pour le rendre plus mesurable, plus prévisible ou plus intelligents. Des concepts de smart city poussent en Chine (Wuxi : capitale chinois des objets connectés) ou en Californie, où Intel expérimente la ville connectée à San José.

En vogue depuis quelques années, le concept de ville connectée devient petit à petit une réalité pour ses habitants et un enjeu colossal pour les industriels.

Les critères retenus :

La société m2ocity (filiale de Veolia et Orange) a publié son classement des 50 villes les plus intelligentes de France. Dans cette étude baptisée « Ville de demain 2014 », de nombreux critères sont passés au crible comme par exemple :

  • la vision de la municipalité de la ville durable
  • le cadre de vie
  • les infrastructures télécom
  • la maîtrise de l’énergie
  • la gestion de l’eau
  • les bâtiments intelligents
  • la mobilité durable
  • la gestion des déchets

Les villes faisant partie du top 5 des villes françaises les plus connectées ont reçu une mention « Très Bien » dans différents palmarès relatifs aux smart cities ou aux villes connectées et la liste suivante a notamment été établie par le classement m2oCity.

1er : Lyon, la ville intelligente par excellence

La volonté de l’agglomération Lyonnaise d’assumer un projet d’innovation durable permet, d’après l’étude de décerner à la ville de Lyon le titre de ville la plus intelligente de France. La cité rhodanienne réalisede très nombreuses expérimentations pour créer des services et favoriser les usages innovants. Lyon est notamment une ville pilote en matière de réseaux électriques intelligents.

2ème : Lille, connectée et motivée

La métropole Lilloise ne cache pas son ambition de conduire la troisième révolution industrielle avec l’Internet et le développement des énergies renouvelables. Lille est notamment associée très en amont des projets d’expérimentation de Smart grid et Smart water est au cœur de la transformation de la région Nord-Pas-de Calais pour les années à venir.

3ème : Nantes, engagée dans le développement durable

La ville verte et capitale de la Loire-Atlantique est très engagée pour le développement durable avec la création d’éco-quartiers au sein du nouveau quartier de l’ile de Nantes. Nommée Green Capitale en 2013, Nantes est particulièrement impliquée dans la réduction de l’impact des véhicules individuels au profit d’alternatives multimodales comme le réseau de tram de la SEMITAN et les services de bus collectifs.
nantes-green-capital

4ème : Issy-les-Moulineaux, smart city

Issy-les-Moulineaux gagne sa place au pieds du podium grâce au 1er réseau Smart grid opérationnel en France et a mis à disposition de ses administrés un système d’accueil centralisé unique IRIS pour tous ses services municipaux.

5ème : Paris, la capitale durable

La capitale française arrive 5ème dans le classement m2ocity et se distingue par ses actions proactives en faveur de la réduction de la consommation d’eau dans Paris. Des télérelevés sont fournis aux clients du réseau de distribution public et l’installation d’économiseurs d’eau a été généralisée auprès des parisiens.

La ville numérique au service d’une mobilité intelligente

L’urbanisation croissante pose des défis considérables en matière de mobilité. Avec pour objectif la libération de leurs données et en permettant aux usagers et au secteur privé d’accéder à un maximum d’informations, les villes dites intelligentes (ou smart cities) utilisent de plus en plus les NTIC (Nouvelles Technologies des l’Information et de la Communication). Elles permettent ainsi de développer de nouveaux outils et de nouveaux services de mobilité…

Une meilleure gestion des flux par la modélisation autour du monde

En libérant les données publiques, les villes peuvent optimiser leurs systèmes de transport en favorisant la multi-modalité. « On pense aujourd’hui qu’en donnant accès à de nombreuses informations, on va libérer l’innovation pour quantifier les flux de circulation, les modéliser et mieux les gérer » explique Gabriel Plassat, ingénieur Transport & Mobilité à l’ADEME. Les acteurs privés commencent ainsi à s’emparer des données publiques pour élaborer des simulations de trafic et des modèles prédictifs, capables de prévoir et d’anticiper les futurs systèmes de déplacements urbains. « Par exemple, IBM a proposé pour les villes de Stockholm et de Singapour des modélisations de transport intelligent » ajoute Gabriel Plassat.

Villes numériques et transports intelligents, un enjeu pour la France

Conscient de l’enjeu majeur que représente l’éco-mobilité urbaine en matière de préservation de l’environnement et de compétitivité de nos territoires, le gouvernement français a lancé en février dernier, deux appels à projets sur la « ville numérique » et les « systèmes de transports intelligents » dans le cadre du programme national « Investissements d’avenir ».
Celui sur la ville numérique vise à soutenir les projets de R&D sur les technologies, produits et services innovants de la ville intelligente et interactive selon trois principales thématiques :

  • la collecte des données,
  • le traitement et la simulation de données en temps réel
  • et les interfaces d’usages intelligentes.

Le second appel à projets a pour objectif de soutenir les projets de R&D sur les technologies numériques des transports sur trois axes centraux : les systèmes d’information des usagers, les systèmes d’aide à la gestion des déplacements et ceux de communication pour véhicule.

Les applications des données publiques sur Smartphone émergent

Sites Internet et applications mobiles pour smartphones fleurissent afin de faciliter les déplacements des citoyens en ville. « Le téléphone portable devient l’assistant personnel de mobilité. Il permettra bientôt à tout usager de gérer la complexité de son trajet grâce un large choix de modes de transport » indique Gabriel Plassat. Covoiturage, autopartage, pratique du vélo et utilisation des transports collectifs montent en puissance d’année en année grâce à l’essor des supports numériques mis à la disposition des usagers. Ces sources d’informations publiques, associant données en temps réel et géolocalisation, permettent de découvrir les parcs à vélos et parcs automobiles les plus proches, de mettre en relation conducteurs et passagers pour des trajets de covoiturage ou d’assurer une information très complète sur les bus, cars, métros et tramways (lignes, horaires et trajets préférentiels).

Source : Mobilite-durable.org

La ville, nouvel écosystème du XXIe siècle

Les travaux de prospective sur la ville foisonnent. En 2040, presque 5 milliards d’hommes et de femmes vivront dans des villes, ce qui recouvre des réalités très différentes : villes moyennes, banlieues, grandes villes, zones urbaines, aires urbaines, agglomérations, mégapoles… Mais quelle que soit l’appellation ou bien la classification des villes, rendre l’espace urbain viable est un des principaux défis de ce siècle si l’on considère, comme beaucoup de prospectivistes, que la population mondiale s’équilibrera pendant deux siècles autour de 8 milliards d’humains, après le pic de 9 milliards au moins en 2050.

On voit bien immédiatement la difficulté des travaux de prospective sur la ville qui s’ordonnent principalement selon les dimensions des espaces urbains et aussi selon qu’ils s’appliquent à l’hémisphère Nord ou à l’hémisphère Sud, ou encore dans les pays riches ou les pays pauvres. Néanmoins l’aspiration à des villes durables paraît commune à tous les citadins. Comme le dit Hugues de Jouvenel dans son article Pour une prospective urbaine : « il en va de la politique de la ville comme de toute politique de développement durable ; au-delà même des questions d’éthique et d’équité sociale, la prise en compte du long terme – outre le fait qu’elle conditionne nos marges de manœuvre – implique que l’on prenne garde de ne pas générer, par une politique à courte vue, des effets pervers qui, ultérieurement, s’avéreront infiniment plus importants que les bénéfices engrangés dans l’immédiat. »