Archives pour l'étiquette voiture électrique

Infographie : quelle sera la propulsion du futur ?

Dans son fonctionnement, l’automobile n’a pas foncièrement changé au cours des 100 dernières années : on en est resté au moteur à explosion à essence ou diesel. Un paradigme qui arrive en fin de vie : les carburants fossiles, le réchauffement climatique et le smog contraignent à développer des modèles alternatifs. La propulsion du futur devra être propre, bon marché, disponible et commode d’utilisation. Quelles sont les autres solutions ? Où en est la technique et quels sont les plus grands défis à relever ?

Retrouvez dans notre infographie les spécificités de chaque moteur, avec les matières premières qu’ils consomment, les émissions qu’ils génèrent, leur autonomie, leur statut, leur infrastructure, les coûts de consommation et d’acquisition, ainsi que les perspectives futures de ces moteurs.

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Cliquez sur l’infographie pour l’agrandir

Source : Arte

Ozcar, l’autopartage électrique pour les entreprises

Covivo, à l’occasion de son cinquième anniversaire a tenu à soutenir Ozcar, un projet innovant de mobilité partagée. Nous avons ainsi invité Stéphane Gonzalez, fondateur d’Ozcar, pour qu’il présente son projet d’électromobilité partagée à destination des entreprises et des ensembles résidentiels.

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Ozcar est une start’up en cours de création qui a pour but de promouvoir l’autopartage BtoB (en entreprise et résidentiel).

La jeune entreprise se veut vectrice de la mobilité électrique en proposant d’équiper les flottes automobiles de sa propre solution logicielle permettant de gérer intelligemment la charge électrique des véhicules.

Téléchargez la plaquette d’Ozcar

La voiture électrique : quelle pertinence environnementale ?

Dans leur étude réalisée pour le compte de l’ADEME, les bureaux d’études Gingko 21 et PE international se sont intéressés à la voiture électrique (véhicule particulier de type citadine et véhicule utilitaire léger), pour des déplacements de courte distance, c’est-à-dire inférieurs à 80 km.

Analyse de la pertinence environnementale du véhicule électrique par rapport au véhicule thermique

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Normation des six impacts potentiels retenus pour le VP en France 2012

Le véhicule électrique français émet moins de gaz à effet de serre et d’ozone, mais consomme autant d’énergie et génère plus de flux radioactifs

L’étude confirme que le véhicule électrique français tend aujourd’hui à réduire la consommation des énergies fossiles, ainsi que les émissions de gaz à effet de serre, puisque l’électricité française est principalement nucléaire. Le véhicule électrique n’émet pas d’ozone photochimique, contrairement au véhicule thermique en phase de conduite. Par contre, le véhicule électrique consomme autant d’énergie primaire qu’un véhicule thermique, sur l’ensemble de son cycle de vie… voire même peut-être plus. Et les déchets et émissions radioactifs qu’il génère sont logiquement plus importants.

Le potentiel d’acidification du véhicule électrique est élevé, mais pourrait être amélioré

Le véhicule électrique affiche un potentiel d’acidification plus important que le véhicule thermique, l’indicateur d’acidification représentant l’augmentation de la teneur en substances acidifiantes dans la basse atmosphère, à l’origine des pluies acides. Une marge d’amélioration existe toutefois, en fonction de la nature des matériaux utilisés pour fabriquer la batterie.

L’origine de l’électricité et les matériaux constituant la batterie sont déterminants pour le bilan environnemental

Globalement, une production d’électricité entièrement basée sur des énergies renouvelables permettrait d’optimiser le bilan environnemental de la voiture électrique. Toutefois, elle ne réduirait pas les nuisances liées à la fabrication de la batterie. Pour limiter ces nuisances, il conviendrait d’explorer des technologies alternatives, d’envisager un recyclage des batteries et une réutilisation des matériaux qu’elles contiennent.

Perspectives pour améliorer le bilan environnemental du véhicule électrique

L’intérêt des «smart grids» pour optimiser le mix énergétique

En cas de déploiement significatif du véhicule électrique, il conviendrait de mettre en place un système de réseau intelligent, ou smart grid. Un tel système vise à limiter les pics de consommation en régulant la demande en électricité plutôt que l’offre; l’objectif est d’éviter la recharge des véhicules électriques avec de l’électricité carbonée.

Viser une utilisation intensive du véhicule électrique ?

Pour parvenir à amortir les impacts liés à la fabrication de la batterie, une utilisation intensive du véhicule électrique (dans une flotte d’entreprise, en autopartage) est plus pertinente qu’une seconde voiture du foyer. Mais cela conduit à charger le véhicule en cours de journée, ce qui peut avoir des conséquences sur l’origine de l’électricité utilisée, en particulier.

Vers des véhicules permettant de réduire la taille de la batterie ?

L’étude conclut que l’utilisation de véhicules électriques de ville, très légers, permet de réduire la taille de la batterie et réduire les inconvénients qui lui sont liés. Par ailleurs, il serait intéressant de considérer les performances environnementales du véhicule hybride, dont la taille de la batterie est également réduite.

Télécharger le rapport d’étude sur : http://www2.ademe.fr/

Source : Transflash n°389

Circulation alternée: les vraies questions sur la pollution automobile

10% des véhicules les plus anciens génèrent 40% de la pollution d’origine automobile. Une voiture aux dernières normes pollue cent fois moins qu’au début des années 70.

La mise en place de la circulation alternée, qui interdit pour la première fois depuis 2007 le trafic des voitures arborant une plaque d’immatriculation paire, a été mise en place hier, le lundi 17 mars. Le gouvernement démontre avec une telle mesure qu’il se soucie de la santé des populations et qu’il est prêt, pour le bien public, à prendre des mesures extrêmes, voire impopulaires. Qui ne serait favorable à la lutte contre la pollution?

Problème : au-delà de l’effet d’affichage politique et des discours, la question de la pollution apparaît extrêmement complexe et souvent contradictoire. Et, dans les faits, on constate que cette mesure à grand spectacle frappe pêle-mêle des véhicules hautement polluants archi-nocifs et des… voitures (relativement) propres !

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10% des véhicules génèrent 40% de la pollution

Il faut d’abord savoir que « ce sont 10% des véhicules roulant en France, les plus anciens, qui génèrent 40% de la pollution d’origine automobile », selon une étude du CCFA (Comité des constructeurs français d’automobiles). En effet, un tiers du parc automobile roulant dans l’Hexagone est âgé de plus de dix ans. Or, « les voitures les plus polluantes sont celles qui ont plus de quinze ans ».

Des normes européennes anti-pollution de plus en plus draconniennes

Les premières normes européennes d’anti-pollution sur les émissions des voitures datent en effet de 1993. Et ces normes ont été durcies depuis à cinq reprises. La norme actuelle baptisée « Euro 5 » date de 2009. Et une nouvelle norme « Euro 6 » s’appliquera au 1er septembre prochain pour les nouveaux types de véhicules, un an après pour toutes les voitures neuves.

Ces normes successives ont considérablement réduit la pollution d’origine automobile. Sur les véhicules diesel, les plus polluants, les rejets d’oxydes d’azote, particulièrement nocifs et réglementés depuis 2000, sont ainsi passés de 500 à 180 milligrammes au kilomètres et descendront à 80 ! Les monoxydes de carbone, eux, sont passés de 2.720 milligrammes autorisés à 500. Les émissions de particules, très dangereuses pour la santé, se sont contractées de 140 à 5 et 4,5.

Ne pas confondre CO2 et pollution

Globalement, on peut dire que les normes « Euro 5 » et plus encore « Euro 6 » règlent l’essentiel du problème de la pollution automobile… Rappelons au passage que la question du CO2 n’a strictement rien à voir avec celle de la pollution… Le CO2 n’est pas un polluant, contrairement à ce que des esprits confus insinuent. C’est un gaz à effet de serre ! Il ne contribue donc en rien aux pics de pollution que nous connaissons actuellement…

Source : La Tribune

Contraintes et limites de la voiture électrique

Certains présentent la voiture électrique comme LA solution à tous les problèmes posés par les moteurs thermiques : raréfaction du pétrole, émissions de gaz à effet de serre, pollution locale… Qu’en est-il exactement ? Quel est le domaine de pertinence de ce type de véhicule ? Quelles en sont les contraintes et les limites ?

Le bureau d’études ADETEC, spécialisé dans les déplacements, a réalisé une étude sur les points faibles de la voiture électrique, dont on peut trouver une synthèse de 7 pages :

Il y est question, entre autres, de pénurie de lithium, de la nécessité d’augmenter fortement la production électrique (même avec un rechargement de nuit), de la part limitée du parc automobile remplaçable par des véhicules électriques, du coût de ces derniers, de bilan carbone…

Cet article s’appuie sur des données de l’ADEME, du Ministère de l’Ecologie, du Centre d’Analyse Stratégique (service dépendant du Premier Ministre), de l’INSEE, de l’INRETS (devenu depuis l’IFSTTAR), de Ville Rail & Transports…

Source : Carfree.free.fr