Archives pour l'étiquette voiture

Les piétons seraient-ils plus intéressants économiquement que les voitures ?

Une enquête américaine pourrait inciter les promoteurs immobiliers à privilégier la construction d’environnements propices aux piétons.

Dans une étude intitulée Foot traffic ahead, le groupement d’investisseurs immobilier LOCUS a classé les 30 plus importantes métropoles américaines en fonction du nombre de commerces présents dans les 558 zones accessibles aux piétons (walkable urban places ou “WalkUPs”) observées.

L’environnement piéton comme moteur économique

Pour un immobilier américain longtemps axé autour de l’automobile, la conclusion principale de l’enquête fait l’effet d’une bombe. Dans les banlieues pensées pour la voiture, les baux commerciaux situés dans des zones piétonnes se négocient 74 % plus cher que la moyenne. “C’est une étude importante qui démontre l’importance économique de pouvoir se déplacer à pied”, conclut Geoff Anderson, président de Smart Growth America.

Représentant seulement 1 % de la surface totale des villes concernées, les WalkUPs concentrent en effet jusqu’à 50 % de la surface des hôtels, bureaux, appartements et commerces. Les acteurs de l’immobilier de s’emballer alors, “en tant que moteurs de l’économie, concentrations de talents, et localités à valeur ajoutée, ces WalkUps sont essentielles au développement de nos économies urbaines”, affirme ainsi Christopher Leinberger, CEO de LOCUS et auteur du rapport.

La fin de l’étalement urbain ?

Alors qu’elle était la reine de la ville américaine, la voiture est-elle sur le point de devenir l’ennemi des promoteurs immobiliers ? C’est possible, toujours selon Christopher Leinberger, qui voit dans ces résultats un véritable changement structurel. Pour l’auteur de Foot Traffic Ahead, si l’environnement piéton s’avère plus profitable que la circulation automobile, cela pourrait signifier la fin de l’étalement urbain.

Car c’est bien de profit dont il est question : en quête de “marchabilité”, les municipalités rendraient alors constructibles des millions de mètres carrés inoccupés, et les promoteurs pourraient s’en donner à coeur joie… à suivre.

Source : Mobilite-durable.org

Infographie : quelle sera la propulsion du futur ?

Dans son fonctionnement, l’automobile n’a pas foncièrement changé au cours des 100 dernières années : on en est resté au moteur à explosion à essence ou diesel. Un paradigme qui arrive en fin de vie : les carburants fossiles, le réchauffement climatique et le smog contraignent à développer des modèles alternatifs. La propulsion du futur devra être propre, bon marché, disponible et commode d’utilisation. Quelles sont les autres solutions ? Où en est la technique et quels sont les plus grands défis à relever ?

Retrouvez dans notre infographie les spécificités de chaque moteur, avec les matières premières qu’ils consomment, les émissions qu’ils génèrent, leur autonomie, leur statut, leur infrastructure, les coûts de consommation et d’acquisition, ainsi que les perspectives futures de ces moteurs.

infographie-propulsion-futur-vehicules
Cliquez sur l’infographie pour l’agrandir

Source : Arte

Mobilité : Tata MiniCat, la voiture à air comprimé

La voiture à air comprimé de Tata Motors, le géant automobile en Inde, était attendue pour 2013 après cinq années de tests et de validation du concept. Selon des sites spécialisés en automobile, elle serait toujours attendue pour 2014. Elle est présentement nommée la Mini Cat et son moteur à air comprimé a été développé par Guy Nègre, motoriste français, de la société luxembourgeoise Motor Development International (MDI).

Un véhicule doté d’une technologie révolutionnaire

Tata-MiniCat-mobilite-voiture-air comprime-technologie-ecologieLa Mini CAT est un véhicule urbain léger, avec un châssis tubulaire en fibre de verre collé. Le tout est alimenté à l’air comprimé. Un microprocesseur est utilisé pour contrôler toutes les fonctions électriques de la voiture. Un petit émetteur radio envoie des instructions à l’éclairage, clignotants et tous les autres appareils électriques sur la voiture ; qui ne sont pas nombreux. Il n’y a pas de clé, juste une carte d’accès qui peut être lue par la voiture depuis votre poche.

Selon Tata Motors, recharger l’air comprimé exige seulement deux à trois minutes à une borne de service et coûterait l’électricité utilisée par le compresseur, soit environ 100 roupies [env. 2 $]. La voiture peut alors refaire 300 kilomètres. Cette voiture peut également être remplie à la maison en environ 4 heures grâce à son compresseur de bord. Tata Motors prévoit vendre la Mini Cat à environ 8000 $ en Inde. (source : The Motor Report)

Selon MDI, certaines de leurs voitures à air comprimé peuvent atteindre 110 km/h et avoir une autonomie de 200 à 300 kilomètres (dépendant de variables comme le poids dans la voiture, la température extérieure, etc.). Des bornes commerciales ou spécialisées pourraient la recharger en moins de 3 minutes. D’autres modèles pourraient inclure un système de recharge en route. MDI souhaite commercialiser un modèle familial.

Interview de Guy Nègre : une révolution pour la mobilité durable

La voiture cherche encore sa place dans la mobilité durable !


Du produit au service, l’automobile continue sa très lente mutation ! Mais avant d’être autonome et connectée, la voiture de demain devra être moins chère et consommer moins. Sans quoi, d’autres solutions de mobilités seront préférées par les usagers. A l’image de l’autopartage et du covoiturage, qui chaque jour séduisent de nouveaux adeptes sur notre territoire.

Retrouvez Alexandra Caubet, responsable du projet 24/7 chez HERTZ. Découvrez également les impressions de Fabrice Gutierrez, directeur automobile Europe de l’Institut Nielsen. Pour une prospective encore plus lointaine, ne manquez pas les prophéties de Thierry Keller, rédacteur en chef d’Uzbek & Rica. Quant à Patrick Bailly, actuel président du CNPA, il nous éclaire sur les défis à venir que devront relever les professions de l’automobile.

« 3 secondes » contre la pollution de l’air

Petit exercice de calcul mental. Imaginons qu’une voiture produise un ballon toutes les trois secondes. Combien en produira-t-elle en heure ? Et si on multiplie cette voiture par mille, par un million ? C’est le principe de base, simple mais efficace, de l’opération “3 segundos” menée à São Paulo en février dernier pour illustrer l’impact désastreux du trafic sur la qualité de l’air.

La pollution aux particules fines, à laquelle contribue très largement le secteur routier, cause chaque année des milliers de morts prématurées dans les grandes villes. On estime qu’à São Paulo, où circulent quotidiennement 7 millions d’automobiles, le trafic routier est responsable de 90% de la pollution de l’air. La menace, bien réelle mais largement invisible, ne suscite pourtant aucune réaction de la part des autorités ou du grand public.

Matérialiser cette pollution était précisément l’objectif de l’action médiatique “3 segundos” (3 secondes). Trois secondes, c’est le temps qu’il faut pour gonfler un ballon à partir d’un pot d’échappement en fonctionnement. Un pot d’échappement “produit” donc 300 ballons en un quart d’heure et 1200 ballons en une heure ! Afin d’illustrer l’ampleur de cette pollution invisible, des milliers de ballons ont ainsi été gonflés et distribués aux passants et automobilistes pour propager le message à travers la ville.

Et comme une image vaut mieux qu’un long discours, nous vous invitons à visionner la vidéo de l’action !

Source : Gracq.be