Images

Quand St Augustin rime avec RoulezMalin

Citation

À force de tout
voir, on finit par
tout supporter.

À force de tout
supporter, on finit
par tout tolérer.

À force de tout
tolérer, on finit par
tout accepter.

À force de tout
accepter, on finit
par tout approuver.

Citation

Bouchons et pollution esthétiques

Bien avant la fable de la Grenouille reprise
par Al Gore dans « une vérité qui dérange »,
Saint Augustin nous invitait déjà
au Ve siècle à nous méfier de tout ce qui
nous parait supportable, tolérable, acceptable.
Comment distinguer les changements insignifiants
mais dangereux des mutations nécessaires ?
La réponse est sans doute dans la recherche
du sens de ces évolutions.
Pour 2017

nous vous souhaitons de demeurer porteur de changement et de sens pour que votre bonheur soit impactant autour de vous et après vous.
Et puisque les gestes du quotidien participent au changement pour éviter l’inacceptable, nous vous proposons de découvrir un nouvel outil simple et sans inscription pour tous vos déplacements et réunions privées, professionnelles ou associatives : CoviEvent !
Découvrir CoviEvent

ENQUÊTE DÉPLACEMENTS VILLES MOYENNES LORRAINE NORD

Le covoiturage et les nouvelles technologies créateurs d’une nouvelle mobilité

Stéphane GODEFROY invite Matthieu JACQUOT à évoquer le covoiturage, qui est en plein essor sous l’impulsion des nouvelles technologies. Aujourd’hui, moins de 3 000 personnes utilisent toutefois quotidiennement ce mode de transport.


Photo M.Jacquot EDVMMatthieu JACQUOT, Co-fondateur et Directeur de Covivo-RoulezMalin

Matthieu JACQUOT souligne, en préambule, que les chiffres constatés sur le territoire du SCoT Nord 54 sont conformes à ceux des autres territoires. Il pointe également un paradoxe : on parle partout de covoiturage et de nouvelles mobilités mais en territoires périurbains ou ruraux, cela est complexe et ces modes ne décollent pas.

Il souhaite prendre une perspective globale pour montrer ce qui est en train de changer dans la mobilité et expliquer comment cela peut impacter le niveau local.

En trente ans, l’évolution des supports de distribution de l’information a été assez lente. Mais nous sommes passés des guichets à la dématérialisation. Si toutes les informations sont accessibles via internet et les smartphones, les services proposés aux voyageurs n’ont pas vraiment changé, il y a toujours des réseaux de bus, des fiches horaires et autres. Le modèle économique autour de la mobilité n’a pas changé. L’offre de transport ne sera jamais assez dense pour répondre à tous les besoins.

Intermédiation et changement de modèle économique

Deux phénomènes globaux sont en train de se passer : l’intermédiation et le changement du modèle économique.

Le transport rentable échappe aujourd’hui aux politiques publiques par le phénomène d’intermédiation. En revanche, les nouveaux acteurs de la mobilité de type Google ou Amazon ne savent pas répondre au transport de proximité, non rentable.

En parallèle, le modèle économique de l’organisation des transports évolue. BlaBlaCar vient de réaliser une levée de fonds exceptionnelle. Une entreprise qui a changé la manière de faire du transport. Il n’y a plus de transporteur. Le transporteur devient l’individu.

Deux pistes : le transport combiné et le transport solidaire

La solution passe par des solutions de transport combiné sur les territoires périurbains et ruraux. Il est difficile de pratiquer quotidiennement le covoiturage, mais beaucoup de personnes sont prêtes à rendre service à une personne sans moyen de transport. Des réseaux de proximité, avec des bénévoles, doivent donc être constitués. Un cadre juridique doit évidemment être posé. On ne peut pas s’improviser transporteur mais il existe des possibilités et des territoires ont déjà développé ces « taxis citoyens », ce « transport solidaire ».

Il s’agit là de pistes qui peuvent aider à répondre aux enjeux de la mobilité de proximité sur les territoires périurbains.

Mise en perspective du covoiturage

Si on regarde l’EDVM, on voit que l’ensemble des personnes qui pratiquent le covoiturage au moins une fois par semaine représentent 6%. Faire du covoiturage quotidiennement est une grosse contrainte, en revanche le pratiquer une fois de temps en temps l’est beaucoup moins. L’enjeu n’est donc pas de travailler sur un covoiturage quotidien mais sur un covoiturage régulier.

Au niveau des déplacements des frontaliers, on multiplie quasiment par trois la pratique du covoiturage. Les personnes de 35 à 49 ans et les ouvriers utilisent davantage ce mode de transport, pour des raisons de synchronicité de leurs horaires de travail. Les horaires fixes facilitent le covoiturage. L’autre phénomène lié au Luxembourg est que tous les cadres disposent d’une voiture, alors qu’en France, la population cadre pratique davantage le covoiturage.

Enfin, Matthieu JACQUOT invite à observer la politique de transport en commun du groupement de coopération transfrontalière du bassin lémanique, qui vient de construire un méta moteur de recherche pour le covoiturage.

Source et rédaction : EDVM SCoT Nord 54 & CCPHVA | Actes de la conférence-débat.

Pdf complethttp://www.covivo.fr/UserFiles/File/20160407-actes-conference-edvm-final.pdf

BD Covoiturage : quand écologie et économie riment avec rencontres

Voici une bande dessinée légère qui nous vient d’Ecofrugal, un projet ayant pour but dediffuser des solutions écologiques et économiques pour dépenser moins, vivre mieux et agir pour l’environnement.

On y retrouve Manon qui fait du covoiturage pour la première fois et se rend compte que cela permet de joindre l’utile à l’agréable, en réduisant les émissions de CO2 tout en réalisant des économies et en faisant des rencontres.

bande-dessinée-covoiturage